Antananarivo, 7 Août, 10h40 – Les critères des jeunes filles bénéficiaires des “bourses d’études” et des “transferts monétaires” prévus par le Programme d’autonomisation et de résilience des filles d’Afrique de l’Est (Eager) définis. Le Conseil des ministres de mercredi indique avoir approuvé la communication en ce sens effectuée par le ministère de l’Education nationale.
Selon le document du projet, les subventions octroyées par le programme Eager couvrent “les frais de
scolarité au début de l’année scolaire, y compris les frais d’inscription et d’assurance, ainsi que les autres frais généraux que les parents doivent payer pour inscrire leurs enfants à l’école”. Mais le programme prévoit également des transferts monétaires qui sont conditionnés par la scolarisation et l’assiduité des jeunes filles concernées.
Si l’on en croit le compte-rendu de la réunion hebdomadaire du gouvernement, ces allocations sont destinées à des collégiennes des classes de 6ème, 5ème et 4ème, des établissements scolaires publics de 16 régions. Les bénéficiaires ne sont pas forcément les meilleures élèves, parce que selon le communiqué de l’Exécutif, même les redoublantes peuvent avoir les “bourses d’études”.
Les bénéficiaires doivent participer aux examens bimestriels et montrer leurs bulletins de notes pour pouvoir bénéficier des allocations. Celles qui abandonnent le collège et ne prennent pas part aux examens sont exclues de la liste des boursières. “Des contrôles inopinés seront prévus et le système sera digitalisé”, souligne le Conseil des ministres.
L’octroi des bourses d’études et des transferts monétaires aux jeunes filles fait partie de la composante liée à la stimulation du capital humain du programme. Ses objectifs sont notamment de s’attaquer aux principaux facteurs de l’abandon scolaire des filles mais aussi de soutenir leur réintégration à l’école. Les autorités misent sur ces allocations pour maintenir les filles à l’école et pour fournir des espaces sûrs à celles qui ont été déscolarisées.
Outre les subventions et les transferts, le programme Eager prévoit d’autres activités, comme l’organisation de formations professionnelles, la mise en place de programme d’éducation à la sexualité, des activités de mentoring et de coaching, ou encore des subventions monétaires de démarrage pour les femmes qui entrent dans l’entrepreneuriat. Le programme, financé à hauteur de 180 millions de dollars par la Banque mondiale pour Madagascar, vise à renforcer l’éducation et les compétences des femmes et des jeunes filles pour améliorer leur accès à l’emploi et leur participation économique.
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