Antananarivo, 4 Mai, 11h30 – Un nouveau souffle attendu pour l’éducation de base. Alors que le Projet d’appui à l’éducation de base (PAEB) arrive à son terme, la Banque mondiale et les partenaires de l’éducation devraient bientôt octroyer un nouveau financement à ce secteur à travers le projet de Transformation de l’accès et de l’apprentissage à Madagascar (Talim). Ce nouveau projet, qui est censé couvrir la période 2025-2029 a été officiellement présenté au Conseil des ministres de mercredi.
Selon le Plan de mobilisation des parties prenantes bouclé en 2024, le gouvernement compte sur un financement de plus de 210 millions de dollars USD, mobilisé principalement auprès de la Banque mondiale à travers l’Association internationale de développement (IDA) et le Crisis Response Window, et du Partenariat mondial pour l’éducation (GPE). S’articulant autour de cinq composantes principales, le projet Talim devrait principalement être axé sur le renforcement de la profession enseignante et sur la transformation de l’environnement scolaire pour soutenir l’apprentissage et le bien-être des élèves.
Il s’agira donc, pour le futur projet, “d’élever la profession enseignante à Madagascar en modifiant la composition de la main-d’œuvre enseignante, en passant des FRAM non qualifiés à des enseignants contractuels licenciés et qualifiés”. Ce volet du projet prévoit alors l’intégration progressive des enseignants FRAM dans la fonction publique, et l’extension des formations pédagogiques à un plus grand nombre d’enseignants, afin de rehausser durablement la qualité de l’enseignement.
Selon le Conseil des ministres, ce volet est d’autant plus prioritaire qu’actuellement “seuls 12 % des enseignants du préscolaire, du primaire et du collège ont suivi une formation pédagogique dispensée par l’Institut national de formation pédagogique (INFP). A cela s’ajoute la part encore importante – 60% – des enseignants communautaires non fonctionnaires (Fram), qui constitue “une charge financière importante supportée par les parents d’élèves”. “L’un des objectifs du projet est donc d’alléger cette charge en intégrant ces enseignants au sein de la fonction publique”, poursuit le Conseil des ministres qui reconnaît que cet aspect a constitué “un argument majeur pour l’obtention du financement de ce projet”.
Dans le cadre de l’amélioration globale de l’environnement scolaire, le projet envisage d’étendre et de réhabiliter les infrastructures scolaires, de doter les élèves et les établissements de manuels scolaires puis de financer les cantines scolaires de façon à améliorer la nutrition et le taux de rétention des élèves. En tout, selon toujours le plan de mobilisation des partenaires, le projet est prévu toucher 4.7 millions d’élèves en primaire et bénéficier à 140 000 enseignants dans les écoles primaires publiques. Par ailleurs, “27 000 écoles primaires publiques devraient bénéficier de travaux de réhabilitation de leurs bâtiments, incluant la construction de nouvelles salles de classe”.
Retrouvez l’actualité à Madagascar sur notre site web www.2424.mg














