Antananarivo, 13 octobre, 20h00 – Un report positivé. La Commission électorale nationale indépendante (Ceni) prend acte de la décision de la Haute cour constitutionnelle (HCC). Elle accueille de manière favorable l’ajournement d’une semaine du premier tour de la présidentielle. « Ce report d’une semaine nous donne un peu d’air pour l’organisation du premier tour », réagit Soava Andriamarotafika, rapporteur général de l’organe chargé des opérations électorales, jeudi.
Mais le décalage d’une semaine de la date du premier tour a également un revers pour la Ceni. Il réduit le délai entre les deux tours dans le scénario où aucun candidat n’arrive à obtenir la majorité des voix au premier tour. « Cela va nous obliger d’accélérer un peu la cadence entre les deux tours, notamment au niveau de la collecte des résultats », concède Soava Andriamarotafika.
La HCC avait ordonné la tenue du premier tour pour le 16 novembre au lieu de 9 novembre, proposé par la Ceni et validé par le gouvernement, dans sa décision de jeudi. Elle affirme prendre la décision « en vertu de son pouvoir de régulation ». Soava Andriamarotafika affirme que l’organe chargé de préparer et d’organiser les élections « ne fait pas de commentaire à une décision de justice ».
Le candidat Andry Rajoelina affirme que le report ne lui convient pas et que la HCC « ne devrait pas agir ainsi » lors d’un rassemblement à Ambanja. « Laissons de côté ceux qui ne sont pas prêts. Nous, quand nous nous lançons, nous ne nous arrêtons pas et irons jusqu’au bout », indique-t-il.
Rivo Rakotovao, coordonnateur national du parti Hery vaovao ho an’i Madagasikara (HVM) considère la décision comme « illégale ». «Il ne relève pas à la HCC de fixer une date de l’élection. Elle aurait dû se cantonner à énoncer le report. Il appartient ensuite à la Ceni de proposer une autre date et au gouvernement de prendre le décret y afférent », estime l’ancien président du Sénat.













