Antananarivo, 30 Janvier, 17h15 – Une sonnette d’alarme. Plusieurs secteurs économiques seraient victimes des « dérives du système judiciaire », regrette le Groupement des entreprises de Madagascar (GEM). Cette confédération d’organisations professionnelles dénonce ce qu’elle qualifie de « non-respect des lois et du droit et de toute sorte d’abus ». Ces faits, s’insurge-t-elle, se manifestent par des décisions de justice « dénuées de tout fondement juridique sérieux » et « ne sont pas sans impact économique sur les secteurs concernés », explique-t-elle dans un communiqué diffusé ce lundi.
Le GEM soulève plusieurs cas, comme la « condamnation de dirigeants pour les dettes d’une société anonyme ». Ce groupement évoque également le « non-respect de dispositions statutaires prévoyant le recours à l’arbitrage en cas de litige ». Il parle notamment des « affaires [qui] ont été saisies par la justice alors que celles-ci ne relèvent pas de ses compétences ».
Un autre cas, comme « la suspension judiciaire des droits des actionnaires qui est en contradiction avec la loi sur les sociétés », a été soulevé. Tout comme « l’émission d’interdictions de sortie du territoire (IST) intempestives et non-fondées sur des opérateurs nationaux sans le respect ni du résultat des enquêtes préliminaires ni de la présomption d’innocence ».
Le GEM attire l’attention des autorités sur ces dérives qui « entachent sérieusement la crédibilité de la justice » et qui traduisent « un climat de suspicion de corruption et de manipulation ». Mais elles peuvent aussi « nuire à nos relations avec nos bailleurs traditionnels », expose ce groupement dans son communiqué.
Ce groupement exhorte donc les autorités au plus haut niveau « à veiller à ce que la justice soit rendue de façon impartiale, sans interventions illicites ». Le GEM les invite « à faire toute la lumière sur ces décisions rendues de façon incompréhensible et abusive afin de rétablir le respect des lois et des règles de droit ».














