Antananarivo, 29 Avril, 7h15 – Un rendez-vous fixé. L’ambassadrice de Madagascar à Washington, Lantosoa Rakotomalala, annonce la tenue prochaine d’une rencontre avec les acheteurs de vanille malgache aux Etats-Unis. Une concertation jugée importante pour la filière, surtout que plus d’une cinquantaine d’usines d’extraction de la vanille exportées par la Grande île opère sur place, a-t-elle indiqué lors d’une émission spéciale sur les relations économiques entre Madagascar et les Etats-Unis, la semaine dernière.
La rencontre est organisée compte tenu des bénéfices mutuels tirés par les deux pays de cette filière. Près de 80% de la vanille travaillée aux Etats-Unis proviennent de Madagascar, précise la ministre de l’Economie et des finances, Rindra Rabarinirinarison. Ce qui fait des transformateurs américains des gros clients pour ce produit malgache. La vanille qui est exportée vers le marché américain fait également des Etats-Unis un leader dans l’extraction de vanille naturelle, reprend l’ambassadrice Lantosoa Rakotomalala.
Les importateurs américains de vanille malgache ont déjà fait part de leurs inquiétudes concernant l’instauration de droits de douane à 47% sur les produits en provenance de Madagascar, qui devrait entrer en vigueur le 9 juillet 2025, sauf changement. C’est le cas par exemple de l’entreprise américaine Bakto Flavors, qui a alerté sur les conséquences de cette mesure, tant sur l’économie malgache que pour les entreprises aux Etats-Unis qui travaillent sur de la vanille de la Grande île.
Si cette mesure venait à être effective, la ministre en charge de l’économie, Rindra Rabarinirinarison, a déjà fait par de ses impacts. Selon ce membre du gouvernement, l’application d’un droit de douane à 10% jusqu’au 8 juillet, suivie d’un droit de douane à 47% applicable à partir du 9 juillet pourrait entraîner une baisse de 12,10% des exportations de la vanille pour Madagascar, pour cette année.
La partie malgache espère néanmoins une issue favorable pour le pays, dans le cadre de ses négociations menées avec le gouvernement américain. Et ce, afin de s’épargner de ce niveau de taxation que les opérateurs ne pourraient supporter.
Photo : Ambassade de Madagascar à Washington














