Le cadastre assaini dans l’optique de relancer la promotion des blocs pétroliers de Madagascar. Le ministre des Mines, Carl Andriamparany, indique que les blocs précédemment explorés par des compagnies pétrolières sont revenus dans le domaine de l’Etat via l’Office des mines nationales et des industries stratégiques (Omnis). Cette disposition permet de solliciter de nouveaux partenaires pour reprendre les activités d’exploration sur ces sites, soutient ce membre du Gouvernement, en marge de la présentation du rapport 2023 de l’Initiative pour la transparence des industries extractives (Itie) Madagascar.
Le ministre Carl Andriamparany rappelle que des Contrats de partage de production (CPP) étaient établis auparavant. Ces accords étaient conçus pour permettre aux compagnies d’effectuer des travaux d’exploration et, en cas de découverte commerciale, de passer à l’exploitation. Toutefois, seule une société détient encore un CPP actif. Il s’agit du bloc 3104, correspondant au projet Tsimiroro de Madagascar Oil, opéré en partenariat avec l’Omnis. Quant aux autres opérateurs, soit les résultats des campagnes d’exploration n’ont pas été concluants, entraînant leur départ, soit ils n’ont pas respecté leurs engagements contractuels fixés par les CPP, expose le ministre en charge des ressources stratégiques.
Ces compagnies pétrolières étaient restées à la phase d’exploration et n’étaient pas encore passées au stade de la production, précise-t-il. Ce qui avait conduit à la décision d’annulation de 21 contrats de partage de production et de 21 titres miniers d’hydrocarbures approuvée en mars 2025. Le paysage pétrolier s’est ainsi vidé de ses acteurs historiques, dont des géants comme ExxonMobil, TotalEnergies ou Tullow Oil qui ont rendu leurs tabliers pour diverses raisons.
L’annulation de leurs contrats permet de libérer les blocs car tant que ces anciens contrats (CPP) couraient, l’État ne pouvait pas légalement proposer ces zones à d’autres investisseurs. L’assainissement devient alors argument de vente car c’est un cadastre assaini que Madagascar entend présenter aux futurs investisseurs. Ce qui évitera aux nouveaux arrivants de se retrouver bloqués par des litiges avec d’anciens détenteurs de permis.