Antananarivo, 3 Mars, 12h30 – « Près de 94% de l’objectif fiscal sont atteints ». Germain, directeur général des impôts (DGl), ne cache pas sa satisfaction par rapport aux performances de l’administration fiscale en 2022 en marge de la séance d’information sur les nouvelles dispositions fiscales ce jeudi à Anosy. Il précise qu’avec les impôts déclarés en 2022 dont le paiement a été différé pour 2023 « nous dépassons largement l’objectif fixé ». Si cet objectif est de 3 848 milliards d’Ariary, la somme effectivement rentrée dans les caisses de l’Etat est de 3 608 milliards d’Ariary. Ce qui reste à recouvrer avoisine 1 200 milliards d’Ariary.
Ce reliquat est notamment dû à la pandémie de Covid-19. Selon le DGI, le paiement des impôts de certaines entreprises ont éte différés à cause des difficultés financières engendrées par l’épidémie de Coronavirus. Au plus fort de la crise sanitaire, l’Etat a octroyé aux entreprises du pays une facilité de paiement pour atténuer le choc économique qui se fait ressentir encore aujourd’hui, malgré la relance économique initiée. Le responsable de rajouter que le conflit ukrainien a encore plus ralenti les activités du secteur productif.
Pour 2023, l’administration fiscale prévoit un objectif plus élevé et ne semble plus vouloir accorder des facilités de paiement. Pour cette année, la loi de Finances initiale (LFI) 2023 a fixé la valeur de recettes fiscales internes à près de 4 800 Milliards. Si la facilité de paiement n’est plus de mise, le DGI précise que l’administration fiscale est ouverte au « dialogue de gestion » avec les entreprises. Un dialogue qui permettrait selon lui de trouver une solution commune afin de s’acquitter progressivement des devoirs fiscaux. Pour ce faire, l’administration fiscale table sur l’avancée de la régularisation du secteur informel pour que le nombre de contribuables atteignent les 2 millions comme prévu par la LFI 2023.














