Antananarivo, 19 Juin, 10h00 – Madagascar a obtenu un score de 48 sur 100 dans l’Indice mondial de participation des Jeunes (GYPI) qui vient de sortir, il y a quelques jours. Celui-ci évalue la participation des jeunes du monde entier dans les affaires civiques et politiques. Et le score obtenu par la Grande île reflète que la jeunesse malgache reste encore “en marge des processus politiques et institutionnels formels”, déduisent les auteurs de ce rapport.
Le GYPI est un indice complet et comparatif développé par le Partenariat européen pour la démocratie (EPD) pour mesurer la participation des jeunes à l’échelle mondiale. Il mesure la façon dont les jeunes, âgés de 15 à 30 ans, s’engagent à travers quatre dimensions à savoir la dimension socio-économique, la dimension de l’espace civique, la dimension des affaires politiques et la dimension électorale.
Il est alors indiqué qu’avec plus de 60 % de la population âgée de moins de 25 ans, les jeunes Malgaches sont confrontés à de multiples obstacles structurels à sa participation dans ces affaires civiques et politiques. Le rapport parle notamment des taux de chômage élevés, un accès limité à une éducation de qualité et une pauvreté généralisée.
Aussi, le score de la dimension socio-économique est de 57 sur 100 pour Madagascar, soutenu en partie par des programmes tels que Fihariana, qui visent à améliorer l’employabilité et l’accès au financement. « Mais les progrès ont été inégaux », souligne ce rapport, en indiquant que 28 % des jeunes étaient au chômage en 2023, et les taux de décrochage scolaire restent élevés car trois sur dix avaient quitté prématurément l’école. « Ces défis touchent de manière disproportionnée les jeunes des régions rurales et à faible revenu, ce qui réduit leur capacité à participer pleinement à la vie sociale et économique », expose le rapport.
Le score de la Grande île dans la dimension « Espace civique » est de 50 sur 100. Ce qui, d’après les auteurs de ce rapport, « reflète un engagement modeste mais croissant ». Ils notent que les mobilisations des jeunes malgaches autour de questions telles que la protection de l’environnement, la réforme de l’éducation et le développement communautaire, souvent par le biais de réseaux informels et de plateformes numériques. Cependant, l’absence d’une plateforme nationale solide pour la jeunesse, le sous-financement de la politique nationale de la jeunesse et le soutien institutionnel limité ont limité la durabilité et l’ampleur de ces initiatives, ont-ils noté.
Concernant la dimension « électorale », le score est de Madagascar est de 45 sur 100, tandis que son score pour la dimension « Affaires politiques est encore plus bas, se situant à 39 sur 100. Il est alors indiqué dans ce rapport que la participation électorale des jeunes reste faible et moins de 40 % des partis politiques ont des ailes jeunesse ou des mécanismes permettant d’impliquer les jeunes membres dans la direction.














