Antananarivo, 29 Mars, 8h28 – « Les obstacles au développement des industries » au cœur du dialogue public-privé sur l’industrialisation. Le ministère de l’Industrialisation, du commerce et de la consommation réunit depuis lundi les groupements du secteur privé pour évoquer « non seulement les questions relatives à l’énergie et aux routes mais aussi à la fiscalité », indique le ministre Edgard Razafindravahy. Dans son discours d’ouverture, celui-ci met en avant les mesures prises dans les autres pays où « l’Etat et le secteur privé se sont très vite concertés sur les sujets de la fiscalité et des droits de douane ».
Des décisions devraient ainsi être prises à l’issue de la réunion entre les deux parties qui devrait se tenir jusqu’à vendredi, ainsi que le précise un communiqué du ministère. L’objectif est notamment de faire face à la hausse des prix qui frappe actuellement les produits de première nécessité, notamment ceux qui sont importés. Selon le ministre, la production locale est la solution à l’inflation actuelle. « Une mesure importante sera prise cette semaine », souligne-t-il par ailleurs sans donner plus de détails.
Outre la fiscalité, le ministre Edgard Razafindravahy a aussi insisté sur la nécessité de mettre fin au monopole de production de certains produits, comme le sucre ou l’huile. L’idée serait donc aussi de discuter des mesures destinées à faire persévérer les industriels dans leur entreprise. « Nous arrivons à des situations de monopole parce que les investisseurs abandonnent », rappelle le ministre dans son discours. Il a également mis en exergue l’importance des pépinières industrielles qui permettront aux usines de transformation de produire ce dont le pays a besoin pour la consommation locale.
Durant la crise sanitaire, les autorités ont surtout misé sur les importations pour réguler les prix de certains produits sur le marché. En 2021, le président de la République a notamment annoncé une vingtaine de bateaux pour faire venir des produits de première nécessité (PPN). Mais la mesure a surtout concerné le riz et le ciment.
Photo : Ministère de l’Industrie, du commerce et de la consommation














