Antananarivo, 12 Décembre, 10h55 – Du financement acquis. Le Conseil d’administration du Fonds africain de développement (FAD) vient d’accorder, mercredi, un prêt de 165 millions de dollars en faveur de Madagascar. Il s’agit d’une enveloppe qui servira à financer la mise en œuvre de la troisième phase du Projet d’aménagement de corridors et de facilitation du commerce (PACFC). Ce projet inclut l’aménagement et le bitumage de la route nationale 55 (RNT55) entre Bevoay et Morombe.
Comme détaillé par la Banque africaine de développement (BAD), le PACFC III prévoit plusieurs travaux routiers et ouvrages d’art. Cette institution panafricaine parle notamment de l’aménagement et du bitumage de la route qui relie Bevoay et Morombe, longue de 78 kilomètres, qui sera aménagée en 2×1 voies dans ses sections en rase campagne. La réhabilitation des ouvrages d’art existants ainsi que le dédoublement du pont de Manombo sur la route nationale 9 (RN9) est également prévue. De même pour la construction de deux autres ponts à deux voies pour permettre de raccorder la RNT55 et la RN9.
Le projet de travaux d’aménagement et de bitumage de la RNT55 entre Bevoay et Morombe avait déjà obtenu son permis environnemental de la part de l’Office national pour l’environnement (ONE). Ce permis environnemental avait cependant été octroyé sous réserve du respect du cahier des charges environnementales qui lui est annexé par le promoteur de ce projet routier.
Le PACFC III devra ainsi impacter grandement sur les perspectives d’avenir de la partie Sud de Madagascar, selon Solomon Quaynor, vice-président du Groupe de la BAD chargé du Secteur privé, de l’Infrastructure et de l’Industrialisation. “En améliorant les infrastructures routières vitales, nous ne nous contentons pas de construire des voies, nous débloquons des lignes de vie qui ouvrent la voie aux opportunités économiques et au progrès social”, explique-t-il. D’après lui, “ces routes relieront directement les communautés rurales aux marchés, aux soins de santé et à l’éducation, tout en favorisant de manière indirecte l’esprit d’entreprise, en stimulant le commerce et en permettant aux femmes et aux jeunes d’accéder à des emplois durables”.
Ce projet comprend également une composante relative à la facilitation du commerce. Celle-ci bénéficiera en particulier à l’administration douanière, à la communauté des acteurs portuaires, aux opérateurs économiques, aux entreprises exportatrices et importatrices, aux consommateurs, à l’écosystème en charge de la promotion de la recherche et de l’innovation technologique, aux start-ups, mais aussi, et surtout, aux pouvoirs publics et à l’économie malgache en général, indique la BAD.














