Antananarivo, 21 Mars, 11h30 – Une idée qui fait son chemin. La Présidence de la refondation de la République espère exploiter la polygraphie pour gérer les ressources humaines de l’Etat, notamment celles qui sont affectées aux hautes fonctions. « L’utilisation de la technologie (polygraphe) pourrait être étendue à l’évaluation annuelle des hauts fonctionnaires si cet usage [dans le cadre du tri des candidats au poste de ministre] est concluant”, indique un communiqué de la présidence de la République publié jeudi soir.
Dans l’optique de la présidence, le recours au polygraphe “devrait permettre de sanctionner et de remplacer ceux qui ne réussissent pas dans leur mission ». L’utilisation de cette technologie est alors considérée comme faisant partie des mesures mises en œuvre dans le cadre de la refondation “afin d’améliorer l’administration”.
Jeudi, le chef de l’Etat a annoncé le recours à cet outil de détection de mensonges pour connaître la sincérité des candidats au poste de ministres et pour évaluer leur intégrité. Il a indiqué en marge de la présentation du rapport annuel de la Cour des comptes que si la nomination des membres du gouvernement tardait un peu, c’est en raison de l’utilisation de cet outil. A l’entendre, le polygraphe est utilisé avec l’appui d’experts étrangers et permettait de réduire le recours aux enquêtes de moralité menées par le Central Intelligence Service (CIS).














