Antananarivo, 15h55 – Madagascar plutôt mal perçu par les sociétés extractives. La Grande île se trouve en bas de tableau du classement de l’Enquête 2024 de Fraser Institute auprès des sociétés minières. Sur 82 nations qui y étaient classées, Madagascar figure parmi les 10 pays les moins attractifs, que ce soit sur la base de ses politiques pour le secteur, que sur la base de ses scores globaux d’attractivité pour les investissements.
Ce rapport présente les résultats de l’enquête annuelle 2024 de l’Institut Fraser auprès des sociétés d’exploration et d’exploitation minière. L’enquête a été menée afin d’évaluer comment les dotations en minéraux et les facteurs de politique publique tels que la fiscalité et l’incertitude réglementaire affectent les investissements dans l’exploration.
L’enquête avait été menée du 7 août au 15 décembre 2024, et avait été diffusée par voie électronique à environ 2 289 sociétés d’exploration, de développement et autres sociétés liées à l’exploitation minière dans le monde entier. Les réponses recueillies avaient ensuite été compilées pour classer les États et les pays en fonction de la mesure dans laquelle les facteurs de politique publique encouragent ou découragent l’investissement minier. Fraser Institute indiquait avoir reçu suffisamment de données pour évaluer 82 juridictions.
Sur la base des politiques en lien avec le secteur minier, la Grande île figure parmi les 10 dernières du classement de l’Enquête aux côtés de sept autres juridictions africaines. Outre Madagascar (81e), font également partie de la liste, l’Éthiopie (79e), le Mozambique (78e), la République démocratique du Congo (77e), le Niger (75e), le Mali (74e) et la Guinée Conakry (73e).
Cet indice de perception des politiques (IPP) mesure l’attractivité globale des politiques des 82 juridictions étudiées. Il tient compte des réponses à l’enquête sur les facteurs politiques qui affectent les décisions d’investissement. Parmi ces facteurs, il y a l’incertitude concernant l’administration des réglementations actuelles, les réglementations environnementales, le système juridique et le régime fiscal, l’incertitude concernant les zones protégées et les revendications territoriales contestées, ou encore la disponibilité de la main-d’œuvre et des compétences.
L’indice d’attractivité des investissements est construit à travers la combinaison de l’indice du potentiel minéral des meilleures pratiques, qui évalue les régions en fonction de leur attractivité géologique, et l’indice de perception de la politique, un indice composite qui mesure les effets de la politique gouvernementale sur les attitudes à l’égard de l’investissement dans l’exploration.














