Antananarivo, 20 Janvier, 8h30 – “Un ordre de poursuite a été délivré par la ministre de la Justice et l’Assemblée nationale a levé l’immunité parlementaire de Marie Michelle Sahondrarimalala”. La procureure de la République met les points sur les i dans le dossier relatif à l’ancienne ministre de l’Education nationale.
Selon Narindra Rakotoniaina, en tant que magistrat de premier grade, celle-ci a été entendue par des magistrats siégeant à la Cour suprême comme l’exige le Code de procédure pénale. La ministre de la Justice a également signé une autorisation de poursuite, poursuit la procureure de la République dans une vidéo partagée par le ministère de la Justice.
En tant que député, l’élue de Fianarantsoa I a également vu son immunité parlementaire levée, ajoute la procureure. Cette décision, prise par le Bureau permanent de l’Assemblée nationale, a ainsi permis son arrestation et sa détention préventive.
Si les avocats de Marie Michelle Sahondrarimalala reconnaissent que les procédures ont été respectées au niveau des Cours et des tribunaux, ils déplorent les mesures prises durant les enquêtes menées aussi bien par la police économique que par la brigade criminelle. “Il y a eu violation grave du droit à la défense et non-respect du principe du contradictoire”, dénonce Me Nicaise Chen à l’issue de la première comparution de sa cliente.
A l’entendre, Marie Michelle Sahondrarimalala n’a pas pu se défendre au moment de la levée de son immunité parlementaire. Il évoque également une “détention arbitraire” au niveau de la brigade criminelle. “Aucune enquête n’a été menée par la brigade criminelle sur l’élément matériel pour lequel notre cliente est accusée”, ajoute de son côté Me Richel Rajaoarifetra qui souligne que “nous n’avons été au courant de la charge d’atteinte à la sûreté de l’Etat que lors de la première comparution”.
Accusée d’atteinte à la sûreté de l’Etat, Marie Michelle Sahondrarimalala a été placée en détention préventive à la prison d’Avaradrano. “Elle est accusée d’avoir distribué de l’argent pour payer des individus dans le but de créer des troubles”, précise la procureure de la République. 12 autres personnes ont été entendues dans le cadre du même dossier, mais celles-ci ont été “placées sous contrôle judiciaire après leur comparution”, poursuit Narindra Rakotoniaina.
Photo : Capture d’écran Video Ministère de la Justice