Antananarivo, 22 Décembre, 11h30 – Un allié pour Raïssa Razaivola, présidente de l’Association de ceux qui se battent pour la vérité (FOFM). Le ministre de la Communication et de la culture, Ogascar Fenosoa Mandrindrarivony a appelé à ce que les persécutions faites à l’encontre de cette femme d’affaires, condamnée dans une affaire de tentative de meurtre en 2023, cessent. Le ministre de la Communication et de la culture a été aux côtés de l’association samedi lors de l’inauguration d’une ruelle en pavé de 1,6 km à Fenoarivo.
Pour le porte-parole du gouvernement, c’est parce que “Raïssa Razaivola a lutté pour la vérité et la justice qu’elle a été emprisonnée”. En mai 2023, cette mère de famille avait été condamnée à sept ans de travaux forcés. A sa sortie de la salle d’audience, elle avait indiqué avoir été obligée de balancer l’actuelle ministre de la Justice mais “je ne le ferai pas”, avait-elle alors assuré. “Et c’est pourquoi, je suis condamnée”, avait-elle martelé à l’époque.
Dans sa déclaration en marge de l’événement de samedi, Ogascar Fenosoa Mandrindrarivony appelle à “lutter contre la corruption, contre l’injustice et contre l’impunité”. “Allons renouveler”, souligne-t-il dans une interview rapportée par la chaîne de télévision publique, accusant l’ancienne administration Orange d’être “championne de l’impunité”. Il ajoute que la lutte contre l’impunité est la raison d’être du mouvement qui a abouti à la mise en place du régime de la Refondation et que “c’est pour lutter contre l’impunité et se battre pour la justice que de nombreuses organisations se sont levées et insurgées contre les anciens dirigeants”.
Une source auprès de la Justice confie que Raïssa Razaivola fait partie des individus présentés comme étant des détenus politiques et qui sont sortis de prison dans le cadre des manifestations de la Gen Z sans qu’aucune décision formelle n’ait été publiée. “Elle ne faisait pas partie des personnes graciées par le président de la République évincé”, confie notre source.













