Antananarivo, 6 Avril, 13h45 – Une proportion qualifiée de « très faible ». La possession d’une voiture privée est encore généralement limitée à Madagascar. Pour Antananarivo, seuls 6% de sa population possèdent des voitures particulières, d’après ce qui est rapporté dans la Revue sur l’urbanisation de Madagascar, récemment publiée par la Banque mondiale.
Des milliers de véhicules sont pourtant importés à Madagascar chaque année. La direction générale des douanes (DGD) rapporte par exemple 3 886 véhicules neufs mis à la consommation durant les dix premiers mois de 2023. Ce qui était inférieur aux 4 066 véhicules neufs mis à la consommation durant la même période de 2022. Et il faut également encore compter d’autres véhicules importés au pays.
Dans une précédente étude effectuée par la Banque mondiale, ce sont les motos et les vélos qui sont les plus répandus à Antananarivo. Ceux qui possèdent des motos sont estimés à 17% de sa population si le taux est de 17% pour les vélos, avance ce document.
Bien que la moitié des habitants du Grand Antananarivo marchent pour se rendre au travail, le « taxibe », minibus de transport en commun, est le moyen de transport le plus utilisé, avec environ 60 000 passagers par jour. Selon l’une des enquêtes auprès des ménages de la ville, environ la moitié des employés formels utilisent les minibus pour se rendre au travail. 37 % se rendent à leur lieu de travail à pied. Les travailleurs indépendants sont, pour leur part, plus susceptibles de marcher.
Les services de transport urbain sont par ailleurs pour la plupart «informels» et faiblement réglementés, souligne la Banque mondiale dans sa Revue sur l’urbanisation. «Les services de transport informels sont souvent surconcentrés là où la demande est forte, ce qui accroît les embouteillages dans les zones urbaines, tandis que les zones moins peuplées ou les banlieues éloignées ne sont pas desservies », explique cette institution de Bretton Woods. Or, le manque de coordination entre les deux autorités de régulation dans le Grand Antananarivo entraîne la duplication géographique des services de bus, ce qui ajoute à la congestion du trafic, expose-t-elle.
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