Antananarivo, 12 Octobre, 7h30 – Une prolongation de 20 ans attendue. Le sénateur John Kennedy a présenté au Congrès américain l’AGOA Extension Act of 2023 vers la fin du mois de septembre. Ce projet de loi, s’il est adopté, devrait prolonger l’African growth and opportunity act (AGOA) jusqu’en septembre 2045. Le texte avait déjà été lu deux fois et renvoyé à la Commission des finances, rapporte le portail d’information et de soutien aux exportateurs AGOA.info.
Pour le sénateur John Kennedy, la prolongation de l’AGOA permettrait aux Etats-Unis de continuer à travailler en étroite collaboration avec les nations africaines. Ce, afin de développer nos économies, de réduire la pauvreté et de veiller à ce que les valeurs américaines prévalent dans la région.
Comme rappelé par l’AGOA.info, le Congrès américain avait adopté pour la première fois la loi sur l’AGOA en 2000. Ce programme encourage les pays africains à adopter des économies de marché, à soutenir la démocratie et à protéger les droits de la défense et l’État de droit. En retour, les pays éligibles à l’AGOA bénéficient d’un accès en franchise de droits à des milliers de produits sur le marché américain. Aujourd’hui, 35 pays peuvent bénéficier des avantages de l’AGOA, dont Madagascar après la dernière prolongation effectuée en 2015.
Des entreprises à Madagascar ont déjà opéré un important lobbying sur l’AGOA qui arrive à échéance en 2025 depuis un certain temps. Une bonne partie d’entre elles n’ont cependant pas caché leur inquiétude par rapport à l’incertitude du contexte socio-politique qui prévaut actuellement.
La mission américaine à Madagascar avait récemment fait appel au Gouvernement malgache de respecter la liberté d’expression et de réunion pacifique, l’égalité d’accès aux médias et aux lieux de campagne. Elle avait également exhorté tous les candidats à faire respecter l’ordre public durant les partages des programmes et messages de campagne lors de rassemblements pacifiques et d’événements de campagne.
La Maison Blanche avait déjà retiré Madagascar de l’AGOA au mois de décembre 2009, suite aux évènements anti-démocratiques à l’époque. Le retour de la Grande île dans l’AGOA avait été annoncé en 2014, suite au retour de l’Etat de droit dans le pays, l’engagement des nouvelles autorités malgaches à combattre la corruption et à promouvoir la transparence selon ce qu’avaient expliqué les autorités américaines en ce temps-là pour justifier cette décision.















