Antananarivo, 18 Février, 7h30 – Le rendez-vous est fixé. Le dossier de Madagascar devra passer devant le Conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI) le 26 février 2025. Ce Conseil aura à y achever les premières revues des programmes de
Facilité élargie de crédit (FEC) et de Facilité pour la résilience et la durabilité (FRD) liant cette institution de Bretton Woods et la Grande île. Ces examens étaient initialement prévus vers la fin du mois de novembre de l’année dernière mais avaient été reportés. Ainsi, sauf changement, c’est ce 26 février que ces examens sont prévus être achevés, sur la base du respect des critères de performance pour fin juin 2024.
Si on s’en tient à la proposition initiale de calendrier des décaissements et des revues de ces programmes, un avis favorable du Conseil d’administration du FMI permettra à Madagascar de bénéficier d’une seconde tranche de 36,66 millions de DTS au titre de la FEC et d’une première tranche totalisant 40,732 millions de DTS au titre de la FRD.
Le décaissement d’une deuxième tranche au titre de la FEC, après le premier versement effectué au mois de juillet de 2024, est conditionné par plusieurs mesures préalables. Parmi ces conditions figurent par exemple la finalisation et l’approbation par le Conseil des ministres du Plan de redressement de la Jirama, prévue au mois de novembre. Il y a également l’opérationnalisation et l’approvisionnement de 10 banques alimentaires avant le début de la période de soudure prévue au mois d’octobre de l’année dernière. Mais il y avait surtout la mise en place un mécanisme d’ajustement automatique des prix des carburants, avec l’inscription de la subvention associée dans le budget.
La ministre de l’Économie et des finances, Rindra Rabarinirinarison, avait déjà avancé que toutes les conditions avaient déjà été remplies pour soumettre le dossier de Madagascar devant le Board du FMI. Et ce, après l’enclenchement du mécanisme d’ajustement automatique des prix des carburants au mois de janvier.
Pour la FRD, deux mesures de réformes devaient déjà être prises vers la fin du mois de novembre, dans le cadre de la première revue de ce programme ; avec à la clé 20,366 millions de DTS pour chacune des réformes. La première mesure de réformes porte sur la gouvernance climatique, à travers l’adoption d’un décret précisant que le mandat du Comité interministériel pour l’environnement (CIME) couvre toutes les politiques climatiques.
La seconde mesure de réforme c’est l’adoption d’un nouveau décret sur les évaluations d’impact environnemental pour remplacer le décret de 2004 relatif à la mise en compatibilité des investissements avec l’environnement (MECIE) et l’adoption ainsi que la publication des critères de hiérarchisation et de sélection des projets d’investissement comprenant des éléments liés au changement climatique. Ces deux décrets avaient été publiés au mois de janvier de cette année.
Photo d’illustration : Xinhua













