Des milliards d’euros d’investissement dans l’air. La Chambre économique Canada Dubaï GCC et Madagascar ont signé vendredi à Anosy un mémorandum d’entente (MoU) ouvrant des perspectives d’investissements pouvant atteindre 3,05 milliards d’euros dans le secteur des transports. Les 300 premiers millions d’euros doivent notamment financer les études de faisabilité des premiers projets. L’accord a été signé par le ministre des Transports et de la météorologie, Herizo Andrianavalona Ramanambola, et Vincent Bernier, président de la Chambre économique Canada Dubaï GCC.
Selon le communiqué du ministère en charge des Transports, la première phase doit notamment servir à financer les études techniques et les études de faisabilité nécessaires au lancement des projets prioritaires. Les premières interventions envisagées concernent les infrastructures portuaires et aéroportuaires, avec la modernisation des installations, le renouvellement des équipements et le renforcement des dispositifs de gestion et de sécurité. Le transport fluvial figure également parmi les secteurs ciblés.
Une deuxième phase prévoit 750 millions d’euros supplémentaires à moyen terme. Elle doit permettre de renforcer plusieurs infrastructures stratégiques, notamment à travers l’extension des principaux ports et la modernisation des installations aéroportuaires. Des investissements sont également envisagés dans le réseau ferroviaire, en particulier sur les axes présentant le plus fort potentiel économique. À plus long terme, 2 milliards d’euros sont envisagés pour les grands projets du réseau ferroviaire national et l’intégration de nouvelles technologies dans les infrastructures portuaires.
Basée à Dubaï, la Chambre économique Canada Dubaï GCC se présente comme une plateforme destinée à renforcer les relations économiques entre le Canada, les Émirats arabes unis et les pays du Conseil de coopération du Golfe. Elle accompagne notamment ses entreprises membres dans leur développement international et la mise en place de partenariats commerciaux et d’investissement. La signature du MoU doit ainsi permettre d’identifier et de préparer les projets susceptibles de bénéficier de ces investissements, avec les études de faisabilité prévues comme première étape.















