Antananarivo, 9 Mars, 13h00 – La Première Dame Mialy Rajoelina appelle à “l’application des peines les plus sévères contre les individus coupables de viol et contre les auteurs des atrocités envers les enfants”. Sans se prononcer sur son soutien à la loi sur la castration, l’épouse du président de la République demande, entre autres, “l’application de la loi en vigueur”. Dans son discours à l’occasion de la Journée internationale des droits de la femme, Mialy Rajoelina “demande aux autorités d’être sans pitié car rien ne justifie les atrocités faites aux enfants”.
Pour la Première Dame, “les viols sont une atteinte aux droits de l’homme, une destruction de l’avenir des victimes”. S’érigeant en porte-parole des enfants qui ont subi des violences et des viols, elle “dénonce les séquelles que ces actes ont sur leurs victimes”. Elle parle notamment “des corps meurtris, des grossesses non désirées ou encore des impacts psychologiques”. Elle s’engage alors à prendre en charge les soins à appliquer aux enfants victimes de viols.
La loi sur la castration chirurgicale des violeurs est, selon le ministère de la Justice, entrée en vigueur depuis le 26 février, date de sa promulgation par le président de la République. La Haute cour constitutionelle avait indiqué que les dispositions relatives à la castration seraient conformes à la Constitution sous réserve de la publication par le gouvernement d’un texte réglementaire déterminant les modalités de l’opération chirurgicale, le ministère de la Justice souligne que même sans ce texte, la loi devrait déjà pouvoir s’appliquer aux cas survenus après le 26 février. Il estime que le décret d’application devrait être publié le temps que les procédures judiciaires aboutissent sur ces dossiers.
Photo : Présidence de la République














