Antananarivo, 27 Décembre, 17h30 – La recherche des naufragés du Francia qui a coulé à Soanierana-Ivongo la semaine dernière est officiellement arrêtée. Selon le dernier bilan présenté par l’Agence portuaire, maritime et fluviale (APMF) ce lundi, 85 personnes sont décédées sur les 138 passagers, trois personnes restent introuvables et 50 ont été secourus sains et saufs.
Les recherches ont débuté le lundi 20 Décembre dès que le naufrage a été signalé, explique l’APMF. Plusieurs entités étatiques comme le Bureau national de gestion des risques et des catastrophes (BNGRC), le port de Toamasina ou encore la Marine nationale, mais aussi privées, ont participé aux recherches.
« 20 minutes seulement après le signal de détresse les premiers sauveteurs étaient arrivés sur place » raconte Jean Edmond Randrianantenaina, directeur général de l’APMF, ce qui a permis de sauver beaucoup de personnes. Même si les recherches sont globalement arrêtées, au niveau local elles se poursuivent explique toujours l’APMF afin de retrouver les trois derniers disparus malgré le mince espoir de les revoir encore en vie.
Afin de connaître les raisons du naufrage, l’APMF mentionne qu’une enquête de sécurité a été lancée. Une commission d’enquête de cette agence est sur place depuis le 26 Décembre. L’objectif consiste à déterminer les causes du naufrage afin d’émettre des recommandations pour l’avenir. Cette investigation devrait durer une semaine sur le site, ensuite les données seront compilées. Une enquête pénale menée par la gendarmerie et la police nationale va aussi débuter sous peu.
L’APMF précise que le Francia est un bateau qui n’est pas autorisé à transporter des passagers mais uniquement des marchandises. L’embarcation est aussi de petite taille. Elle mesure 12 mètres sur 2,60 mètres. « Le fait qu’elle ait pu transporter 138 personnes est invraisemblable », précise le DG de l’APMF. Le MS Francia III était parti de la commune rurale d’Antanambe très tôt le 20 Décembre, une localité où aucune représentation de l’APMF n’est présente, et il n’avait donc pu faire l’objet de vérifications, précise l’APMF.
Photo : Agence portuaire maritime et fluvial














