Antananarivo, 6 Janvier, 8h15 – Le monde du rap français est en deuil depuis l’annonce du décès, le 4 janvier 2026, de Calbony M’Bani, dit Calbo, membre fondateur du duo emblématique Ärsenik. La famille du rappeur a confirmé la nouvelle dans un communiqué publié sur la page officielle du groupe sur Facebook, invitant à la bienveillance et au respect à l’égard de ses proches en ces moments douloureux. La nouvelle a bouleversé les fans inconditionnels, les artistes et les officiels.
Les hommages ont afflué dès l’annonce de la disparition, exprimant douleur, admiration et reconnaissance pour l’artiste. Sur le réseau social X, le rappeur Rohff évoque “la perte d’un grand monsieur du rap et d’un grand frère de la vie”, saluant à la fois l’homme et l’artiste. Kery James rappelle sur son compte Instagram qu’à “chaque fois que je le croisais, il ne me donnait que de l’amour”. Médine, lui, adresse un “repose en paix” à Calbo sur les réseaux. Ces paroles traduisent l’affection et le respect que lui portaient ses pairs, tant humainement qu’artistiquement.
Mais les hommages ne se sont pas limités au monde du rap. L’influence de Calbo a été évoqué par la ministre
française de la Culture, Rachida Dati, dans un communiqué officiel publié après le triste décès. Elle y affirme en parlant du défunt artiste que “sa voix grave et sa plume aiguisée ont profondément marqué l’histoire de la musique française”. Pour la ministre, Calbo incarnait “une certaine idée du rap : celle d’un art engagé, lucide et sans concession”
Ärsenik est né au début des années 1990 à Villiers-le-Bel, des frères terribles du rap Français Lino et Calbo. Rapidement, le groupe a imposé une nouvelle manière d’écrire du rap, fondée sur une exigence d’écriture, de densité et de conscience rarement atteinte jusqu’alors dans le hip-hop français. Leur premier album « Quelques gouttes suffisent… », sorti en 1998, est considéré comme un classique du genre, porté par des textes riches, engagés et techniques avec des titres comme « Boxe avec les mots » ou « Une affaire de famille. Cette approche, mettant l’accent sur la maîtrise du verbe, l’introspection et les réalités sociales, a durablement influencé plusieurs générations d’artistes, dont Booba, qui a lui-même revendiqué l’importance du texte et de la narration dans le rap français, marquant ainsi une transition vers des styles plus personnels et réfléchis.














