Antananarivo, 23 Septembre, 8h00 – Le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (Unicef) lance une mise en garde. Le monde fait face à une crise de l’alimentation dans la petite enfance. Elle estime que des millions d’enfants de moins de deux ans ne bénéficient pas d’une nutrition appropriée, leur permettant de grandir et de s’épanouir. Il s’agit d’une alimentation saine, variée et riche en nutriments, comme les fruits et les légumes, les viandes et les poissons.
A Madagascar, 79% des enfants de six à 23 mois sont victimes de cette situation, et « ne consomment pas une alimentation minimale acceptable », alerte l’Unicef. Deux enfants sur cinq souffrent d’une malnutrition chronique, poursuit l’organisation, qui fait part d’une aggravation de la situation par la crise sanitaire liée à la Covid-19 et l’insécurité alimentaire aiguë dans le Sud du pays.
Plusieurs facteurs expliquent cette mauvaise alimentation, dont la pauvreté des familles, qui se voient obligées de réduire leurs achats d’aliments nutritifs, faute moyen. Outre la pauvreté, il peut arriver aussi que les parents choisissent d’offrir à leurs enfants, des régimes alimentaires riches en aliments transformés, ce qui ne leur permet pas de développer un système immunitaire solide durant leur enfance. Il y a aussi les inégalités, les conflits, les catastrophes climatiques et les urgences sanitaires déclenchées par la pandémie de covid-19, peut-on lire dans un communiqué de l’Unicef.
L’agence des Nations unies entend ainsi plaider pour la transformation des systèmes alimentaires, de santé et de protection sociale, durant le sommet des Nations Unies sur les systèmes alimentaires, qui se tient ce Jeudi, dans le cadre de l’Assemblée générale des Nations Unies à New York. Elle encourage les gouvernements, les bailleurs de fonds, les organisations de la société civile et les acteurs du développement à œuvrer conjointement pour « renforcer la disponibilité et l’accessibilité financière des aliments nutritifs, tels que les fruits, les légumes, le poisson, la viande, et les aliments enrichis en encourageant leur production, leur diffusion et leur distribution ».
L’Unicef prône également la mise en place de normes et d’une législation à l’échelle nationale afin de protéger les jeunes enfants contre les aliments et les boissons transformés et ultratransformés. Il plaide également pour la multiplication des campagnes encourageant les parents à introduire les aliments nutritifs dans les régimes alimentaires de leurs enfants, en utilisant les divers canaux de diffusion.
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