Antananarivo, 6 Mai, 13h30 – Une perte énorme. 48,7% da la pêche thonière dans cinq pays de la région océan Indien occidental sont potentiellement considérées comme « illégales » ou « non réglementées » entre 2015 et 2021. Madagascar fait partie de ces pays qui ont fait l’objet d’une étude commissionnée par le Fonds mondial pour la nature (WWF). Les pertes potentielles relatives à la pêche illégale, non rapportée et non réglementée sont estimées à environ 95.8 millions de dollars par an, selon le rapport de cette étude rapporté par cette organisation environnementale.
Les enjeux de la pêche thonière, tant au niveau national que régional, avaient été soulevés durant le dialogue national sur cette filière qui a eu lieu du 3 au 4 mai. La concertation avait été initiée par le WWF en collaboration avec le ministère de la Pêche et de l’économie bleue (MPEB). Elle a permis entre autres de « préparer la position de Madagascar sur les propositions de mesures de conservation et de gestion qui seront discutées à la prochaine réunion de la Commission des thons de l’océan Indien (CTOI) qui aura lieu à l’Ile Maurice du 8 au 12 mai », indique le WWF dans le communiqué rapportant ce dialogue national.
Concernant cette prochaine réunion de la CTOI, le WWF a déjà formulé quelques recommandations. Parmi celles-ci, l’adoption d’un plan de reconstitution pluriannuel du stock d’albacore de l’Océan Indien dans la zone de compétence de la Commission est proposée. Il y a également la réduction de l’impact environnemental des Dispositifs de concentration de poisson (DCP) par l’utilisation obligatoire de DCP à suivi électronique, non emmêlant et biodégradables. Le WWF recommande aussi l’amélioration des mesures de conservation et de gestion des espèces en voie de disparition, menacées et protégées.
Photo : WWF














