Antananarivo, 30 Août, 18h00 – Des manuscrits Sorabe rares à l’honneur. Sur la description de l’un de ces manuscrits exposés dans la Bibliothèque universitaire des langues et des civilisations (Bulac) de Paris, on lit « pièce rare de magie et d’astronomie, dans laquelle il est question de la création du monde ». Il s’agit de l’un des manuscrits de l’exposition intitulée « L’écriture Sorabe, une tradition encore vivante à Madagascar » qu’acceuille la Bulac jusqu’au 30 septembre.
L’exposition a pour objectif de « mettre en valeur la production érudite de textes arabico-malgaches (sorabe) ». Pour ce faire, elle rassemble au cœur de la Capitale française ces pièces issues de la collection de la bibliothèque de l’Académie des sciences d’outre-mer et de la Bulac. Celles-ci sont devenues exposition sous le commissariat de Louise Ouvrard et Narivelo Rajaonarimanana de l’Institut national des langues et des civilisations orientales (Inalco) et Marine Defosse de la Bulac.
D’autres collections privées importantes côtoient les manuscrits Sorabe. Dans cette exposition, deux dons d’une grande importance sont mis à l’honneur. Celui de Simon Ayache, traducteur de Raombàna en Français, est constitué de 450 ouvrages sur l’histoire de Madagascar et des archives où manuscrits, mémoires, notes de cours et autres articles figurent. Celui du Pr Jacques Faublée, grande figure des recherches malgachisantes, quant à lui, est constitué de 1 650 imprimés sur Madagascar.
Le sorabe est la première forme d’écriture de la langue malgache. Elle est née avec la venue de la deuxième vague de migrants islamisés. Ce n’est qu’au début du XIX ème siècle que le Malgache a été écrit en caractères latins. Aujourd’hui, bien que le sorabe ne soit plus l’écriture officielle, il reste un témoin de l’histoire de la Grande Île, de sa langue et des croyances de son peuple.
Photo : BULAC














