Antananarivo, 17 novembre, 12h58 – Le général Richard Ravalomanana affiche la fermeté. « Je donne des instructions aux forces de l’ordre et aux représentants de l’Etat de prendre leurs responsabilités. Ce n’est plus acceptable (…) les manifestations interdites qui gênent la vie des gens. C’est fini ! », lance le chef de l’Etat par intérim dans un message diffusé dans les médias, vendredi. « Je donne l’instruction, elles [forces de l’ordre] exécutent », poursuit-il, au lendemain de l’élection présidentielle.
L’officier général en retraite demande à ce qu’« on laisse la population vivre ». « S’il y a encore des gens qui veulent aller sur la Place du 13 Mai, prenez vos responsabilités envers les initiateurs, les participants. On ne peut plus accepter cela », martèle le chef de l’Etat part intérim.
Richard Ravalomanna s’adresse également à la population. « Que chacun prenne ses responsabilités. Si vous [habitants des quartiers] n’osez pas le faire, prenez les photos de perturbateurs et partagez-les aux forces de l’ordre », conseille-t-il.
Le chef de l’Etat par intérim prend l’exemple de l’une des tentatives du Collectif des candidats d’accéder à la Place du 13 Mai. « S’il se passe des choses dans vos quartiers, comme c’était le cas à Ankadifotsy, il y a combien d’hommes qui y habitent, comment se fait-il qu’on laisse faire dix à 15 individus bloquer les rues et attendre les forces de l’ordre [pour agir] ? C’est votre vie qui est perturbée et non celle des forces de l’ordre », mentionne-t-il.
Le Collectif des candidats à la présidentielle réaffirme son intention de « continuer la lutte jusqu’à ce que les objectifs soient atteints », juste après la fermeture des bureaux de vote. Il lance un appel aux forces vives et aux partenaires techniques et financiers de « prendre leurs responsabilités afin d’organiser une « d’élection répondant aux normes et standards internationaux », selon son communiqué. Celui qui boycotte le scrutin en revendiquant des changements dans l’environnement électoral pointe du doigt le taux de participation à la présidentielle du 16 novembre.
De son côté, la Plateforme de médiation et de dialogue, lancée par Christine Razanamahasoa, présidente de l’Assemblée nationale, et le Conseil chrétien des Eglises (FFKM) promet également de revenir à la charge. Selon son communiqué, sa démarche, ses objectifs « restent d’actualités » et « Osons discuter, échanger et partager pour nous soutenir », invite-t-elle.v














