Antananarivo, 9 Janvier, 11h15 – La prudence reste de mise pour les banquiers. Les problèmes d’approvisionnement en eau et en électricité risquent de limiter le développement des entreprises franches, dont celles dans le secteur textile en particulier. Selon les résultats de la dernière Enquête de conjoncture économique de la Banque centrale auprès du secteur bancaire, les banques locales se préservent de s’engager davantage dans le financement de ces secteurs.
Lors du troisième trimestre de 2024, les Zones franches industrielles (ZFI), comprenant les industries textiles, n’ont bénéficié que de 6,8% du total des crédits bancaires octroyés. Les secteurs d’activités prioritaires pour les banques en matière de financement ont été principalement les secteurs du commerce et du transport, lesquels représentent plus de la moitié des crédits alloués durant cette période, dont respectivement 31,8 % et 20,5 %.
La part des crédits des ZFI au quatrième trimestre devrait néanmoins augmenter à 10,2% du total prévu être octroyé. Mais une fois encore, la prévision de répartition des crédits par secteur d’activité avait mis en évidence la dominance du commerce, qui a toujours bénéficié de la plus grande proportion depuis des années. Le financement du secteur du commerce apparaît comme un bon risque, alliant rentabilité et faible risque de non-remboursement, explique la BFM dans son rapport.
La Banque centrale avait déjà soutenu que les zones et entreprises franches jouent un rôle très important dans le développement économique de Madagascar. La BFM soutient qu’elles favorisent la diversification de l’économie, l’acquisition de nouvelles technologies, les apports de capitaux ainsi que la rentrée de devises.
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