Antananarivo, 9 Janvier, 14h55 – Dans la liste rouge. Madagascar fait partie des dix pays confrontés à des niveaux très élevés de menace écologique. Avec un score de 4,69 sur 5, la Grande île se trouve derrière des pays considérés comme étant les plus vulnérables au monde comme l’Afghanistan (4,84), le Tchad (4,81), l’Erythrée (4,79), le Mali (4,75), la Somalie (4,74), le Burkina Faso (4,73) et la Sierra Leona (4,71). C’est une situation qui est exposée dans la cinquième édition du Rapport sur les menaces écologiques (ETR) 2024, produit par l’Institut pour l’économie et la paix (IEP).
Les menaces écologiques incluses dans ce rapport sont le risque hydrique, l’insécurité alimentaire, la pression démographique et l’impact des événements naturels. Ces indicateurs sont calculés d’abord au niveau infranational, puis au niveau national. Concernant le calcul au niveau national, les scores des quatre indicateurs et le score global d’un pays sont les moyennes, pondérées en fonction de la population, des scores de ses zones infranationales.
Madagascar avait obtenu une note globale de 4,69 à partir de scores que le pays a obtenu sur les quatre indicateurs. Pour le risque hydrique, le score de la Grande île est de 5. Il est de 4,15 pour l’insécurité alimentaire. Madagascar a cumulé un score de 4,34 pour la pression démographique et 4,54 pour l’impact des événements naturels.
Comme exposé par l’IEP dans son rapport, les menaces écologiques, notamment le changement climatique, l’insécurité alimentaire et la pénurie d’eau, sont de plus en plus reconnues comme des facteurs importants qui influencent la dynamique des conflits armés. Ce groupe de réflexion mondial soutient également que les pays où la menace écologique est la plus forte sont plus susceptibles de connaître des conflits plus nombreux et des niveaux de sécurité et de sûreté sociale plus faibles.
Aussi, l’IEP estime que « sans une action internationale concertée, la dégradation écologique continuera à s’accélérer, intensifiant une série de problèmes sociaux, notamment la malnutrition et les migrations forcées ». Toutefois, « si des mesures appropriées sont prises, telles que la microcapture de l’eau, l’augmentation des rendements agricoles et l’amélioration de la gouvernance locale, les effets peuvent être considérablement atténués », a-t-il avancé.
Le Fonds pour la consolidation de la paix souligne de son côté que les menaces écologiques sont très fortement corrélées à la paix. Ce Fonds indique alors qu’il est en train de travailler avec ses partenaires sur le développement d’un projet à Madagascar afin d’aider le pays à mieux répondre aux défis du changement climatique.
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