Antananarivo, 19 Septembre, 9h55 – Sonnette d’alarme. Le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), Tedros Adhanom Ghebreyesus, avertit que les hôpitaux de Gaza sont “au bord de l’effondrement”, en raison de l’offensive terrestre et aérienne de l’armée israélienne sur la ville.
Selon le numéro Un de l’OMS, “les blessés et les personnes handicapées ne peuvent se mettre en sécurité, ce qui met leur vie en grave danger”. “Les hôpitaux, déjà débordés, sont au bord de l’effondrement alors que l’escalade de la violence bloque l’accès et empêche l’OMS d’acheminer des fournitures vitales” écrit-il sur le réseau social X.
L’avertissement survient alors qu’Israël mène depuis mardi une opération militaire d’envergure dans Gaza-ville, appuyée par des frappes aériennes et d’artillerie, visant le mouvement islamiste Hamas. D’après les autorités sanitaires palestiniennes, au moins douze personnes, dont trois enfants, ont été tuées jeudi dans ces frappes. Des milliers d’habitants continuent de fuir vers le sud, selon des témoins et des journalistes sur place.
L’ONU a également signalé que les hôpitaux du nord de la bande de Gaza sont menacés d’être mis hors service par l’intensité des combats. Le chef de l’OMS a dénoncé des “vagues de déplacements” qui forcent “des familles traumatisées à s’entasser dans une zone toujours plus réduite, incompatible avec la dignité humaine”.
Il y a une semaine, l’OMS avait déjà dénoncé que “les incidents passés montrent à quelle vitesse les hôpitaux deviennent inopérants lorsque les combats bloquent l’accès aux patients, empêchent les ambulances d’y accéder et interrompent le réapprovisionnement de l’OMS et de ses partenaires ». Le 11 septembre, l’organisation avait annoncé son refus de quitter Gaza malgré l’ordre israélien d’évacuer la ville. Rappelant que près de la moitié des hôpitaux encore fonctionnels se trouvent dans ce secteur, elle avait soutenu que le système de santé ne pouvait « se permettre de perdre aucun de ces établissements restants ».
La guerre à Gaza, déclenchée par l’attaque du Hamas en Israël le 7 octobre 2023, entre dans sa deuxième année. L’ONU a déclaré l’existence d’une famine dans le territoire, ce que conteste Israël. Un rapport indépendant commandé par l’ONU avait également qualifié de génocide les actions menées par l’Israël à Gaza.














