Antananarivo, 27 Décembre, 13h05 – L’offre malgache ne couvre même pas la moitié de la demande mondiale de vanille, du moins si l’on en croit le ministère en charge du Commerce. Le besoin du marché international est estimé à 5 500 tonnes alors que la capacité d’exportation de Madagascar tourne en moyenne à un peu plus de 2 000 tonnes, expose le ministère de l’Industrialisation, du commerce et de la consommation (MICC). Ce département indique que ses estimations se basent sur ses prospections de marché dont ses discussions avec les clients à l’étranger. Le MICC juge que l’offre de Madagascar est « insuffisante ». Et pourtant, c’est la Grande île qui assure 80% de la production mondiale.
Le marché international offre ainsi encore des opportunités à saisir pour le pays. Pour la campagne 2021-2022, l’exportation de 2 360 tonnes de vanille a fait rentrer 590 millions de dollars de devises pour Madagascar, selon le MICC. D’après ce ministère, 90% des achats effectués auprès des marchés contrôlés avaient respecté le prix plancher du kilo de la vanille verte à 75 000 ariary. Pareil pour le prix de base à l’exportation qui était fixé à 250 dollars le kilo.
Les opérateurs qui peuvent vendre leur vanille sur le marché international pour la campagne 2022-2023 sont déjà connus depuis le mois d’août. Elles sont 70 entreprises exportatrices à avoir obtenu le renouvellement de leur agrément. Ces exportateurs savent également déjà auprès de qui vendre puisque la liste des 74 acheteurs internationaux industriels et traders, ayant répondu à l’appel à manifestation d’intérêt (AMI) lancé par le MICC pour devenir acheteurs de la vanille de Madagascar leur a été remise au mois de novembre. Ce sont des acheteurs qui auraient fait part de leur intention d’acheter la vanille malgache à 250 dollars le kilo.
Une rencontre entre les autorités publiques ainsi que les exportateurs agréés avait par ailleurs eu lieu au mois de novembre pour la préparation de la campagne d’exportation de 2022-2023 qui a démarré le 15 novembre 2022. Une occasion notamment pour le ministère de l’Economie et des finances (MEF) d’insister sur l’obligation de domiciliation bancaire et de rapatriement de devise, le respect du délai de ce rapatriement de devise et l’obligation de cession de recettes d’exportation. Le MEF souligne que l’objectif de ces mesures est de « démontrer à l’échelle internationale que la filière vanille s’améliore de par sa structure et ouvre le marché aux importateurs ».














