Antananarivo, 19 Avril, 21h47 – La réunion de haut niveau entre le président de la République Andry Rajoelina, le président de la Banque mondiale, David Malpass, et la directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), Kristalina Georgieva à, a bien eu lieu à Washington. C’était une occasion pour les patrons des institutions de Bretton Woods d’avancer des recommandations sur plusieurs points, comme l’agriculture, l’énergie, les infrastructures, la lutte contre la Covid-19 ou encore le conflit en Ukraine.
Le secteur de l’énergie avait été abordé par Malpass et Rajoelina. Une fois encore, la nécessité de diversifier le mix énergétique, qui réduit le recours au fuel lourd avait été soulevé. Selon le communiqué de la Banque mondiale rapportant la rencontre, le président de la Banque mondiale avait surtout insisté sur la nécessité de se passer des contrats énergétiques défavorables qui, non seulement coûtent cher au budget, mais évincent également les dépenses sociales prioritaires.
Pour ce qui est des infrastructures, la Banque mondiale réitère son soutien pour la construction des routes comme la RN44, mais également pour les nouveaux investissements dans les routes rurales. Le président malgache est également encouragé à améliorer la transparence et à renforcer les efforts dans la lutte contre la corruption.
Les trois parties n’ont pas manqué d’aborder l’impact de l’invasion russe en Ukraine sur la situation économique de Madagascar durant leur rencontre. Cette crise engendrant la hausse des prix des denrées alimentaires et de l’énergie, la Banque mondiale a insisté sur la mise en place de filets de sécurité sociale ciblés et bien conçus pour protéger les plus faibles et les plus vulnérables.
Par ailleurs, David Malpass a exhorté le président Rajoelina à donner la priorité au déploiement du vaccin contre la Covid-19. Il a mis en avant les avantages économiques d’une campagne de vaccination accélérée, notamment pour le secteur du tourisme.
Par ailleurs, selon le président de la Banque mondiale, les impacts de la série de catastrophes qui ont touché Madagascar devra interpeller sur l’importance de diversifier l’agriculture et la nutrition, afin de réduire le taux de retard de croissance sévère déjà enregistré. La Banque mondiale réitère en tout cas son engagement à soutenir la réponse de la Grande île à la crise, par le biais entre autres de la Composante d’intervention d’urgence contingente (CERC) et des financements supplémentaires disponibles auprès du guichet de réponse aux crises de l’Association internationale de développement (IDA).
Pour le président Andry Rajoelina, cette rencontre a été « fructueuse ». « Madagascar est honoré du soutien et de l’accompagnement de la Banque mondiale et le FMI pour son développement et dans ses ambitions d’émergence », lance-t-il sur son compte Twitter.
Photo : Présidence de la République














