Plante jusqu’alors peu connue, le moringa commence à se faire connaître. Et elle a intérêt vu ses vertus.
C’est une plante que les Malgaches connaissent sous le nom de « ananambo » ou « morongo ». Dans une langue plus moderne, on l’appelle « moringa », une appellation tirée de son nom scientifique moringa oleifera. C’est le nom choisi par certaines start-up malgaches pour désigner leur société qui exploite cette plante. Pour ne citer que Moringala ou Moringawave.
Dans certaines régions de Madagascar, le moringa est fortement présent dans la vie quotidienne. Ses feuilles sont surtout utilisées en bouillon pour accompagner le déjeuner.
Mais de plus en plus le mode de préparation évolue et se modernise. Les feuilles sont consommées cuites, en romazava avec de la viande, ou cru, en salade. Lorsqu’elles sont séchées, elles sont bues sous forme d’infusion. Trempées cinq minutes dans l’eau bouillante, elles conservent toutes leurs vertus. « Mais on peut aussi les intégrer dans plusieurs recettes, comme les plats en sauce, les soupes ou les potages », souligne un connaisseur.
Aujourd’hui, le moringa est transformé en industrie et aromatise de nombreux produits, comme le chocolat, les biscuits ou les entremets. Il vient en ingrédient dans les compléments nutritionnels donnés aux enfants de bas âge, femmes enceintes, personnes sous-alimentées, en situation de fatigue ou de carence. Il est même conseillé aux personnes en surpoids qui sont au régime.
Mais il est aussi utilisé en cosmétique, et est transformé en huile essentielle. Maintenant, on peut trouver sur le marché des savonnettes au moringa, du shampoing au moringa, de la crème au moringa ou du lait pour le corps au moringa.
Selon les spécialistes, le moringa contient quatre fois plus de vitamine que les légumes, les poissons, les viandes, les noix ou les oranges.
Si cette plante suscite autant l’engouement aujourd’hui, c’est parce qu’elle est riche en nutriments essentiels et constitue un bon complément alimentaire. Selon les spécialistes, le moringa contient quatre fois plus de vitamine que les légumes, les poissons, les viandes, les noix ou les oranges. Sa teneur en potassium, protéine et fibres est deux fois plus importante que celle des bananes, des œufs et l’avoine. Mais elle est surtout riche en calcium : 14 fois plus que le lait et les produits laitiers.
Ses feuilles sont riches en substances nutritives, d’acides aminés, d’antioxydants. Elles contiennent les huit acides aminés dits essentiels que le corps humain ne fabrique pas lui-même alors qu’ils sont indispensables au bon fonctionnement de l’organisme. « Le ananambo aide le foie à la digestion en stimulant la sécrétion de bile et l’élimination des toxines », explique un médecin.
Originaire de l’Inde, l’ananambo est essentiellement présent sur les côtes malgaches, avec une forte concentration dans le sud-ouest du pays. Cette plante vertueuse pousse dans les sols secs à tendance aride.














