Antananarivo, 28 Juillet, 12h34 – Urgence signalée. Issa Sanogo, coordonnateur résident des Nations unies à Madagascar lance un appel à la communauté internationale, jeudi, dans son discours lors de la troisième rencontre avec les parties prenantes en vue de la présidentielle. Il sollicite des contributions supplémentaires dans le fonds commun des élections en signalant l’urgence.
L’élection présidentielle est programmée dans trois mois, alors que le budget pour le processus électoral n’est pas encore au complet. « Je pense qu’il y a urgence vu le délai qui nous reste », martèle le coordonnateur résident du SNU à Madagascar. Il invite ainsi ses pairs à répondre à leur engagement commun en tant que membre de la communauté internationale.
Outre les 40 milliards d’ariary inscrits dans la loi de finances pour 2023, deux millions d’euros, soit un peu moins de 10 milliards d’ariary, collectés dans le cadre du basket fund mis en place par le Programme des Nations unies pour le développement (Pnud), sont prévus financer les élections. Le gouvernement allemand avait déjà versé une part par le biais de l’Union européenne. Michael Häusler, ambassadeur d’Allemagne à Madagascar évoque l’existence d’un fond électoral pour l’Afrique à hauteur de trois millions d’euros que l’élection présidentielle à Madagascar sera certainement introduite.
L’Union européenne a posé ses conditions pour ses contributions. Son ambassadrice, Isabelle Delattre Burger, avait mis en avant la liberté d’expression et de réunion en ligne avec les engagements internationaux de Madagascar ainsi que le respect de l’autonomie financière de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni).
Andrianarisedo Arsène Retaf Dama, président de la Ceni a profité de cette rencontre pour lancer de son côté un appel. « Je fais appel aux pays qui peuvent encore participer au basket fund ou à la coopération entre pays ». Selon le numéro un de la Ceni, « nous avons toujours besoin d’appeler ceux qui peuvent donner ». À l’entendre, la Ceni utilise déjà les 40 milliards d’ariary d’ariary du gouvernement. Il assure que « s’il y a des besoins supplémentaires de la Ceni, nous pouvons discuter avec le gouvernement ».














