Antananarivo, 28 juin, 19h00 – L’apprentissage se poursuit pour les Ankoay à la Coupe du monde de basketball U19 en Hongrie. Le score reflète la classe d’écart entre l’équipe nationale malgache et la sélection française lors des 8e de finale, jeudi à Debrecen (56-119).
« Nous avons joué mais ça n’a pas marché. C’est le jeu », analyse Angelot Razafiarivony, directeur technique national (DTN) dans une réaction à chaud après la rencontre. « Il suffit de regarder les tirs à trois points ratés », soulève-t-il, pour commenter les 5% de taux de réussite de Madagascar dans ce domaine.
Les protégés du coach Aimé Randria dit Mémé, n’ont jamais réussi à trouver la clé face à une équipe française qui réussit tout ce qu’elle entreprend. Les Ankoay, moins collectifs que leurs adversaires du jour, avec une moyenne élevée de déchets techniques, sont incapables de se défaire des tenailles tissées par les Bleuets. Ces derniers arrivent à varier leur jeu et s’adaptent vite aux dispositifs malgaches.
L’équipe nationale malgache s’en remet aux talents de Mathias M’Madi. Mais c’est insuffisant face aux panoplies de jeu proposées par les Français, qui ont fait bien tourner leur effectif sans pour autant baisser la qualité de leur jeu. Les statistiques, avec Mathias M’Madi, encore meilleur marque avec 33 points contre 17 points pour Romain-Thomas Parmentelot de la France, reflètent cette réalité.
Le trou a été fait dès le premier quart temps (09-31). A la mi-temps, l’écart s’est creusé (23-55). Les Ankoay ont ensuite un gros passage à vide au moment on attendait une révolte dans le but de relancer le match (5-36). Leurs adversaires ont ensuite géré la rencontre, devenu débridée (28-28) pour le dernier quart-temps.
« Est-ce à cause de la fatigue ? C’est peut-être cela. Mais on constate également le déficit en matière de rencontres internationales », tente d’expliquer Angelot Razafiarovy. « Le manque d’expériences dans une rencontre de haut niveau saute aux yeux », avance-t-il, pour une équipe qui joue pour la première fois une Coupe du monde.
Le manque d’expériences et l’apprentissage ne se limitent pas aux joueurs. Le principal préparateur physique des Ankoay ne fait pas partie de la délégation pour une équipe qui joue quatre matchs en cinq jours. Le nombre de staff technique malgache présent à Debrecen est deux fois inférieur à celui de la France alors que le haut niveau se joue parfois sur des détails.
La Coupe du monde n’est pas pour autant terminée pour les Ankoay. Ils doivent encore disputer des matchs de classement. Ils affronteront l’équipe défaite entre la Serbie et la Corée du Sud lors de l’une des huitièmes de finale.













