Antananarivo, 5 Février, 14h15 – Le taux d’inflation pour Madagascar ne devrait pas dépasser les 7,7% cette année. C’est une prévision qui tient compte des risques au niveau international, comme les conflits géopolitiques entre la Russie et l’Ukraine, celui entre Hamas et Israël ou encore la crise du transport maritime en mer rouge. Le chiffre, confirmé par le Premier ministre lors de la présentation du programme de mise en œuvre de la Politique générale de l’Etat à l’Assemblée nationale, est rapporté par le ministère de l’Economie et des Finances (MEF).
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Ce taux d’inflation avancé par les autorités est néanmoins inférieur aux prévision de la Banque mondiale dans ses Perspectives économiques de l’Afrique subsaharienne. Celle-ci estime qu’après s’être maintenu à 10,5% en 2023, l’inflation à Madagascar devrait se modérer pour atteindre environ 8,5% en 2024-2025. La Banque africaine de développement (BAD) avance pour sa part un taux d’inflation à 8,2% pour le pays cette année dans son Rapport pays 2023 pour Madagascar.
L’Etat maintient également dans sa politique générale sa prévision du taux de croissance à 4,5% cette année. Celui-ci devrait se situer à 5% en 2025 et s’améliorer davantage dans les prochaines années. La Banque mondiale, pour sa part, table sur un taux de croissance de 4,8% pour 2024 pour baisser à 4,7% en 2025, en soulignant toutefois que ses prévisions sont fréquemment actualisées en fonction des nouvelles données et de l’évolution de la conjoncture notamment mondiale.
Le ministère en charge de l’Economie soutient dans la loi des Finances 2024 que l’atteinte d’un taux de croissance de 4,5% dépendra davantage des principaux moteurs comme l’agriculture, les industries extractives, et le tourisme. Et elle devrait être atteinte grâce à la mise en application de la nouvelle loi sur les investissements adoptée en 2023, du nouveau code minier et de la refonte du cadre règlementaire du secteur des télécommunications ainsi qu’avec le redémarrage des investissements et la levée des incertitudes grâce à une meilleure visibilité du contexte national, selon le ministère en charge des Finances.














