Antananarivo, 20 Avril, 21h20 – L’augmentation de la population d’Antananarivo risque aussi de s’étendre aux bidonvilles. Selon le secrétariat d’Etat en charge des Nouvelles villes et de l’habitat (SENVH), lorsque la population d’Antananarivo atteindra les 5,5 millions habitants en 2030, 3,8 millions d’entre eux, soit vivront dans les bidonvilles si aucune mesure n’est prise. « A ce jour 72% des habitants d’Antananarivo vivent déjà dans des bidonvilles », explique Jaona Andriamahazo, chef de service des études de l’amélioration de l’habitat auprès du SENVH. Au niveau national, ce chiffre atteint 77%.
Plusieurs axes de réflexion sont actuellement menés pour lutter contre cette extension des bidonvilles, expliquent les responsables. Parmi ces études figure la mise en place de nouvelles villes afin d’éviter la saturation, notamment de la capitale, explique Heriniaina Randriamampianina, directeur de l’amélioration de l’Habitat auprès du SENVH. Le programme participatif d’amélioration des bidonvilles (PPAB), œuvre aussi pour cet objectif depuis 2008. Le programme entre cette année dans sa troisième phase par la mise en avant d’une stratégie visant à améliorer les bidonvilles, notamment face aux menaces du changement climatique. Le projet est mis en exécution à Antananarivo, Moramanga et Manakara, tandis qu’une extension vers d’autres villes est aussi envisagée.
A Antananarivo, à travers le projet PPAB, les quartiers concernés, Manarintsoa-Est, Manarintsoa Centre, Manarintsoa Anatihazo, et Andavamamba Anatihazo ont bénéficié d’infrastructures, leurs habitants de formations. Des maisons communautaires multisectorielles y ont été construites. La population a aussi été engagée à apporter ses points de vue sur l’amélioration de ses conditions de vie. A Manakara, des habitations ont été rénovées et mises aux normes après le passage des cyclones successifs en ce début d’année.














