Antananarivo, 4 Mai, 13h00 – La réaction ne se fait pas attendre du côté des défenseurs de la nature après la saisie de plus de 1 000 tortues radiées et de 48 lémuriens par la police thaïlandaise. “Le trafic d’espèces sauvages de Madagascar prend une nouvelle tournure et touche maintenant les lémuriens, espèces emblématiques du pays”, regrette WWF Madagascar dans un communiqué.
Dans un communiqué, l’organisation en appelle à “une enquête approfondie sur l’origine de ce trafic pour identifier et punir les personnes impliquées dans la collecte et l’expédition de ces animaux sur le sol malgache”. Simon Rafanomezantsoa de l’organisation note une “quantité saisie [qui] pointe fortement vers l’existence d’un réseau organisé de trafiquants, et de l’utilisation de la voie maritime pour faire sortir les animaux hors du territoire national”. Il évoque alors la “nécessité de redoubler d’efforts dans la lutte contre le trafic des espèces uniques de Madagascar”.
Le 1er mai, les autorités tthaïlandaises ont découvert plus de 1 000 tortues et 48 lémuriens dans un hôtel du sous-district de Khun Krating, dans le province de Chumphon, dans le Sud de la Thaïlande. Il s’agit, selon la police thaïlandaise de “la plus grande saisie d’espèces sauvages en une seule arrestation”. Six suspects ont été appréhendés dans la foulée de la saisie.
Suite aux investigations menées par les autorités thaïlandaises en collaboration avec le service américain de la faune et de la pêche, il a été conclu que la contrebande d’animaux sauvages interceptée vient de Madagascar.
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