Antananarivo, 31 Août, 6h35 – Le compte à rebours est lancé. Deux mois avant la fin du mois d’Octobre, date de fin de son mandat, la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) donne le coup d’envoi des procédures de nomination des prochains membres de son bureau permanent.
Dans un communiqué signé par son secrétaire exécutif, elle indique avoir « envoyé des lettres d’invitation aux entités sources » chargées de designer, d’élire ou de faire élire les commissaires électoraux, « aux fins de procéder à l’élection ou à la désignation des nouveaux membres de la formation permanente de la Ceni pour le prochain mandat de son bureau permanent ».
Les lettres, signées par Hery Rakotomanana, président de la Ceni, sont notamment envoyées au président de la République, au Premier ministre, aux présidents des deux chambres du Parlement, au président de la Haute cour constitutionnelle, au président de la Cour suprême, au bâtonnier de l’Ordre des avocats et au président de l’Ordre des journalistes.
Selon la loi sur la Ceni, celle-ci est composée de neuf membres dont l’un est désigné par le chef de l’Etat, et les six autres élus par les différentes entités et institutions destinataires des lettres envoyées par la Ceni, à l’exception du Premier ministre. Celui-ci est plutôt invité à aviser le ministre de l’intérieur pour que celui-ci appelle les organisations de la société civile oeuvrant dans le domaine des élections à voter pour deux personnalités à envoyer à la Ceni.
Si l’on s’en tient aux textes, les noms des futurs membres du bureau permanent de la Ceni élus par chaque entité source devraient être envoyés au président de la République « sept jours après la réception de la lettre d’invitation » envoyée par la Ceni. Sur la base des procès verbaux d’élection qu’il reçoit, le chef de l’Etat devrait ensuite se borner à « constater par décret » la nomination.
Entré en fonction en Octobre 2015, le bureau permanent de la Ceni termine cette année ses six ans de mandat non renouvelable. Les membres venus plus tard, à l’instar de celui qui a été élu par le Sénat en 2016 et par l’Assemblée nationale en 2020, voient également leur mission se terminer.














