Antananarivo, 7 Novembre, 8h45 – “La SMGD est totalement de bonne foi et a prouvé, documents à l’appui, qu’elle ne refuse pas de payer ses dettes”. La Société municipale de gestion digitale répond à la Caisse nationale de prévoyance sociale (Cnaps) qui brandit la clause de nantissement prévue dans leur convention de prêt pour la prendre sous son contrôle. “La SMGD ne se soustrait pas à ses dettes envers la Cnaps”, indique-t-elle dans un premier communiqué diffusé mercredi. “Mais nous demandons la poursuite des discussions pour résoudre ce différend”, poursuit-elle.
Dans un deuxième communiqué publié sur sa page Facebook en soirée, la SMGD indique avoir déjà sollicité le rééchelonnement de sa dette. “Nous avons demandé à la Cnaps de réduire les mensualités puis d’allonger la durée du remboursement mais cela n’a pas eu de réponse”, raconte-t-elle. Elle rapporte même avoir fait l’objet d’une “sommation de payer immédiate” de l’ensemble de ce qu’elle doit encore à la Cnaps le 21 octobre “alors que le dernier paiement prévu par la convention doit être en 2027”, souligne-t-elle. Elle indique également avoir été assignée devant le tribunal du commerce le 22 octobre.
La SMGD confirme avoir cessé le remboursement depuis avril 2024 en raison de la “décision de la Commune de réaffecter à ses services la collecte des taxes municipales sur les marchés, ce qui avait réduit les recettes de la SMGD”. Or, la SMGD, comme elle le rappelle dans le premier communiqué, est la “société commerciale en charge de la sécurisation des recettes municipales et de la gestion des parking dans la commune d’Antananarivo Renivohitra, conformément à la convention signée par le Conseil municipal en 2021”.
Le prêt conclu entre la Cnaps et la SMGD s’élève à 11 milliards d’ariary et devait être remboursé sur une période de 60 mois avec un taux d’intérêt de 7%. La SMGD confirme avoir versé 5,8 milliards d’ariary sur l’ensemble du montant dû, et la Cnaps parle de 7,187 milliards de dettes qui restent à payer. Mercredi, le directeur général de la Cnaps, Vimbina Rahaingonjatovo, a indiqué avoir procédé à des relances concernant le remboursement de cette dette. Il souligne également qu’en plus de faire valoir le nantissement, la Cnaps a déjà soumis à une banque une offre de rachat de la créance.














