Un compte-rendu sur l’évolution de la situation politique à Madagascar. La rencontre avec le président sud-africain Cyril Ramaphosa ce dimanche à Durban, en Afrique du Sud, a été l’occasion pour le président de la Refondation, le Colonel Michaël Randrianirina, de faire le point sur les avancées des processus de concertation nationale et de dialogue politique menés sur la Grande île. Le chef de l’Etat a ainsi évoqué durant cette entrevue tenue en amont du 46ème Sommet de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) la démarche de réconciliation qui a eu lieu samedi avec deux dirigeants politiques proches de l’ancien président Andry Rajoelina.
“La résolution des différends et la réconciliation entre Malgaches, surtout avec les membres des partis politiques affiliés aux anciens dirigeants, qui ont été récemment organisées à Ambovombe” ont figuré parmi les avancées rapportées par le Colonel Michaël Randrianirina lors de son entretien avec Cyril Ramaphosa, indique la présidence de la Refondation dans un communiqué. Samedi, juste avant son départ pour l’Afrique du Sud, le chef de l’Etat a été au coeur d’une cérémonie de “filongoa” avec le chef de l’opposition et vice-président de l’Assemblée nationale, Philobert Milavonjy, et l’ancien député Jean Michel Henri, tous deux membres du mouvement Isika Rehetra Miaraka amin’i Andry Rajoelina (Irmar).
La cérémonie d’Ambovombe a été l’occasion pour le Colonel Michaël Randrianirina et pour Philobert Milavonjy d’appeler à dépasser les divisions politiques et à privilégier l’unité et la cohésion pour le développement de Madagascar. “Les débats politiques restent mais la politique ne devrait plus constituer une source de division”, souligne toutefois la présidence qui note que “le chef de l’opposition restera dans l’opposition et continuera de faire partie du mouvement Irmar”. Mais l’idée de la démarche menée à Ambovombe est de montrer aussi bien à l’Androy qu’à tout Madagascar que “l’amitié et la fraternité sont possibles au-delà des positions politiques”.
Outre la démarche de réconciliation, le président de la Refondation confie également au président sud-africain que “le régime de la Refondation procède actuellement à des consultations politiques qui mèneront vers les élections”, et que “la tenue de la concertation nationale des jeunes a permis d’accoucher de résolutions remises au Conseil oecuménique des Eglises chrétiennes (FFKM)”, en charge de l’organisation de la concertation nationale. Le FFKM a déjà aussi été doté d’un quartier général, rapporte-t-il encore. Il rappelle également que la première consultation électorale devrait bien avoir lieu en juillet 2027, conformément au chronogramme prévu par le programme de la Refondation.














