Antananarivo, 19 Juillet, 21h58 – La fuite de sujet au baccalauréat devient une affaire d’Etat. Le Conseil des ministres a pris la décision de faire repasser ce vendredi l’épreuve d’histoire géographie du baccalauréat 2023 pour les séries A, C et D de l’enseignement général. La « mesure » a été annoncée ce mercredi soir par la ministre de l’Enseignement supérieur, le Pr Béatrice Assoumacou au cours d’une émission spéciale sur la chaîne de télévision publique. Elle a reconnu et confirmé qu’il y a eu fuite de sujet, conduisant les autorités à prendre des mesures.
⭕️A en croire la ministre, il s’agit « d’assurer l’égalité de chance » des candidats. Elle affirme que dans certains centres d’examen où il n’y avait pas de réseaux de communication et d’électricité, les candidats ont traité le sujet initial. Dans beaucoup d’autres centres d’examen, il a pourtant fallu sortir le sujet de remplacement et le début des épreuves a pris du retard, reconnaît la ministre.
⭕️Les quatre membres du gouvernement qui sont venus sur le plateau de la télévision nationale ont par ailleurs annoncé des mesures contre les auteurs de la fuite de sujet. Les autorités n’écartent aucune piste pour conduire les enquêtes. « Il peut s’agir de mobile lié à l’argent, mais cela peut aussi être « des velléités de semer des troubles parce que certaines personnes ne souhaitent pas la sérénité et la paix », analyse le le général Serge Gellé, secrétaire d’Etat en charge de la Gendarmerie. Landy Mbolatiana Ramanantenasoa, ministre de la Justice, évoque, pour sa part, « des troubles à l’ordre public ».
⭕️Les enquêtes sont en cours, et à entendre le secrétaire d’Etat en charge de la Gendarmerie, « des arrestations ont déjà eu lieu ». « Nous allons remettre entre les mains de la justice quelques personnes [arrêtées] dans certains endroits », indique-t-il. Il parle d’individus soupçonnés d’avoir été les auteurs de la fuite, d’avoir diffusé les sujets ou de les avoir reçus.
⭕️Ce mercredi, le déroulement de l’épreuve d’histoire géographie au baccalauréat a été perturbé. Suite à une suspicion de fuite de sujet, les responsables ont décidé de remplacer les sujets initiaux, ce qui avait conduit à un « léger retard du début de l’épreuve », selon la ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique. De nombreux candidats ont dû finir l’épreuve tard et n’ont ainsi pu rentrer que lorsque la soirée a été très avancée.














