Antananarivo, 10 Décembre, 13h00 – Des travaux urgents à entreprendre sur les listes électorales. “Il sera difficile d’organiser des élections dans les 24 mois si nous ne commençons pas dès maintenant le chantier de la liste électorale”, alerte le nouveau président de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), Thierry Rakotonarivo, mardi, en marge de la cérémonie de passation de fonction avec son prédécesseur. “Si nous attendons la fin de la concertation nationale pour ensuite nettoyer et réviser la liste électorale, faisons tous le calcul pour voir si l’organisation des élections sera possible à temps”, poursuit-il, rappelant qu’il faut “au moins six mois pour procéder à une révision ou à une refonte des listes électorales”.
Pour le moment, la Ceni n’a pas encore décidé s’il procèdera à une refonte totale ou partielle, ou encore à la révision annuelle ou spéciale de la liste électorale. Outre le temps, ces quatre options “nécessitent chacune des moyens, dont certaines exigent beaucoup d’argent”, indique Thierry Rakotonarivo. La Ceni ne devrait donc pas attendre la décision de la concertation nationale pour lancer le chantier de la liste électorale.
Le président de l’organe rapporte que le bureau permanent “devra statuer prochainement” et “soumettre des propositions au gouvernement après avoir réellement constaté l’état de la liste électorale”. Le gouvernement prendra, selon lui, la décision finale sur ce qui sera fait, et annoncera les moyens ainsi que le délai pour le réaliser. Mais avant de toucher au registre électoral, le nouveau président indique vouloir procéder à un audit, qui déterminera, selon lui, les défauts à réparer.














