Antananarivo, 23 Septembre, 6h15 – Le secteur privé subit. Les industriels ne peuvent que demander à ce que le planning de délestage programmé soit au moins respecté par la Jirama. Ceci permettrait aux entreprises de mieux planifier leurs horaires et activités, a exposé le président du Syndicat des industries de Madagascar (SIM), Tiana Rasamimanana au ministre de l’Industrialisation et du commerce, David Ralambofiringa, la semaine dernière.
La situation est préoccupante pour les industriels. Le SIM se dit “ouvert au dialogue” afin de “trouver un juste milieu qui minimise les impacts pour toutes les parties”. Ce groupement demande alors une garantie de qualité de service, tant en termes de coupures qu’en puissance, de la part de la Jirama. Et ce, tout en rassurant que “les industriels ne s’opposent pas au redressement de la Jirama ni à la politique de l’État, mais qu’il est crucial que tous les acteurs s’engagent”, explique Tiana Rasamimanana.
L’autre préoccupation majeure soulevée par le président du SIM concerne ’état des infrastructures routières, qui ne suit pas les améliorations enregistrées en matière de dédouanement. “Dédouaner rapidement n’a d’intérêt que si nous pouvons acheminer nos produits efficacement. Les retards entraînent des coûts supplémentaires, impactant finalement les consommateurs”, explique Tiana Rasamimanana.
Selon les résultats de l’Enquête sur la conjoncture économique qu’avait menée la Banky foiben’i Madagasikara (BFM) pour le second trimestre de 2024, le “délestage” se trouvait à la troisième place des principales contraintes au développement des activités des entreprises. Il se plaçait derrière l’incertitude de la conjoncture économique et l’incertitude du contexte socio-politique.
La “fiscalité” et les “problèmes liés aux réseaux de transports” occupaient la quatrième et la cinquième place. D’autres facteurs, tels que les “activités informelles”, l’“insuffisance de la demande”, les “conditions de la concurrence” et la “concurrence des importations” avaient également été évoqués par plus de 20% des entreprises enquêtées par la BFM.














