Antananarivo, 29 Juillet, 14h45 – L’Etat devrait apporter son plus grand soutien aux industriels, à travers l’adoption de politiques incitatives. Agir dans ce sens en faveur des acteurs locaux encouragerait la création, l’innovation et la compétitivité des entreprises, soulève le Syndicat des industries de Madagascar (SIM) dans une publication, vendredi.
Pour le SIM, soutenir l’industrie c’est « sécuriser les revenus des millions de ménages et investir pour des millions d’emplois supplémentaires ». Cette association professionnelle rapporte d’ailleurs quelques données de la Banque mondiale, selon laquelle l’industrie joue un rôle crucial en soutenant ces millions de foyers à Madagascar, avec près de 1,4 millions d’emplois créés.
Le SIM déplore toutefois que plusieurs contraintes « freinent constamment le développement industriel ». Ce syndicat cite entre autres les défis en termes d’infrastructures, l’accès limité au financement, l’approvisionnement en énergie ou encore les charges fiscales. Cette association regrette que malgré la richesse du pays en ressources naturelles, la Grande île ne parvient pas à assurer une stabilité économique durable. « Cela affirme que la force du secteur primaire n’est pas suffisante et que l’État doit se pencher sur l’amélioration du secteur industriel », insiste-t-elle.
L’industrialisation et la transformation économique constituent un des grands piliers de la Politique générale de l’Etat (PGE). Cette politique avance des mesures à prendre pour encourager l’investissement à Madagascar. C’est le cas de la mise en place d’une plateforme de discussion entre le Gouvernement et le secteur privé qui permettra de revoir les mesures fiscales, douanières et autres mesures gouvernementales qui ne vont pas léser les entrepreneurs mais encourageront ceux qui continueront et renforceront l’investissement à Madagascar.
D’autres dispositions sont également énumérées dans la PGE, ne serait-ce que la création de zones d’émergence industrielle ou l’appui du programme « Fihariana ». De même pour l’opérationnalisation du Fonds souverain qui devra permettre de monter des projets de transformation industrielle avec des partenaires locaux et étrangers.














