Antananarivo, 15 Juin, 7h17 – Un projet interrégional de comptoir des Plantes à parfum aromatique et médicinale (Papam) avec des opérateurs de la zone Océan Indien, dont Madagascar, Mayotte et les Comores en cours de mise en place. La Chambre de commerce et d’industrie (CCI) de Mayotte initiatrice du projet vise principalement à « rassembler les acteurs économiques et encourager un développement régional par la stratégie cluster », ainsi que l’explique Angélique Gajahi, responsable de la valorisation de la biodiversité auprès de l’organisation lors d’un séminaire mardi.
L’objectif de ce séminaire avait été de réaliser d’abord un état de lieux pour comprendre le fonctionnement de la filière Papam dans ces trois territoires et de pouvoir par la suite identifier les besoins pour sa promotion. Angélique Gajahi indique en effet que l’objectif du projet comptoir des Papam est d’ouvrir les filières locales au monde, dont à l’Europe qui est un marché qui n’est pas encore percé notamment par la Grande île.
« Madagascar peut développer davantage ses produits à base de plantes », soutient Noël Harijaona Ratovonirina, responsable auprès du Cluster huiles essentielles du Sud-est (Chese). « Avec l’accroissement de la demande mondiale de produits naturels, plusieurs filières comme les huiles essentielles offrent davantage d’opportunités. Nous nous focalisons sur cinq catégories d’huiles essentielles alors qu’une vingtaine de catégories peuvent aussi être commercialisées », avance-t-il. D’autres plantes n’attendent également qu’à être valorisées, confie-t-il encore.
La plupart des entreprises qui se spécialisent dans la filière ont cependant une capacité de production assez limitée, d’où la nécessité pour elles de s’allier. « L’intérêt de la mise en place d’un cluster, c’est de permettre aux entreprises de se développer plus vite, de faire face collectivement à des enjeux qu’elles ne peuvent pas traiter seules, comme les compétences, les obstacles à la compétitivité, la sécurisation des approvisionnements, la qualité des produits, la mutualisation des coûts voire la construction d’outils de production collectifs », explique Alain Toubiana, expert en Management de clusters.
Au niveau régional, la collaboration peut être mise en place suivant la différence entre le niveau de développement et les atouts de chaque pays. « Si l’île de la Réunion peut par exemple apporter sa capacité de recherche et ses plateformes technologiques, Madagascar de son côté peut y contribuer avec sa grande capacité de production en matière de Papam », expose-t-il.














