Antananarivo, 11 Août, 9h10 – Le déficit commercial se creuse pour Madagascar. Il s’établit à 1 278,1 millions de dollars au premier semestre de 2025, en se référant aux données livrées par la Banky foiben’i Madagasikara (BFM) dans sa dernière Note de conjoncture économique.
Cette situation s’explique par une baisse plus marquée des exportations de biens par rapport aux importations du pays. D’après le rapport de la Banque centrale, la Grande île a vu ses exportations baisser de 10,8% pour les six premiers mois de cette année, pour s’établir à 1 116,6 millions de dollars. Alors que de l’autre côté, ses importations ont poursuivi une tendance haussière, dont à 11% pour cette période sous revue, pour se situer à 2 394,7 millions de dollars.
Le déficit de la balance commerciale de Madagascar s’est ainsi accentué. Il atteint -5,5% du Produit intérieur brut (PIB) au premier semestre de cette année contre -4,1% du PIB à la même période de l’année dernière, note la BFM.
Madagascar a vu les exportations de ses produits phares se contracter. C’est le cas pour la vanille qui a diminué de 29,2%, avec une diminution de 29,4% du volume exporté et malgré la stabilité de son prix à l’exportation. Les revenus générés par le girofle ont également baissé de 45,5 %, en raison d’une baisse de 48,9 % du volume exporté, alors que son prix à l’export a augmenté de 6,7 %.
Les recettes d’exportation de nickel et de cobalt se sont aussi repliées respectivement de 22,1 % et 21,2 %. Les exportations de la “zone franche” ont néanmoins été en hausse de 7,6%, tirées essentiellement par une augmentation de 13,1% du secteur textile.
Les importations ont, de l’autre côté, continué d’augmenter pour la majorité des catégories de produits, à commencer par la hausse de 28,2% pour les “alimentations”, générée par l’augmentation à 153% des achats de “riz”. Il y a également les importations des “matières premières” qui ont augmenté de 23,1%. Celles des “biens d’équipement”, des biens de consommation et les intrants pour les entreprises franches ont aussi connu respectivement des hausses de 11,3 %, de 9,0 % et de 4,3 %. Les importations d’“énergie” ont, en revanche, reculé de 14,1 %.















