Antananarivo, 21 Mai, 11h30 – 69,4 sur 100. C’est le score global obtenu par Madagascar en matière d’égalité juridique entre les sexes, indiqué dans le rapport « Les femmes, l’entreprise et le droit » (WBL) 2023 de la Banque mondiale. Ce score global est inférieur à la moyenne régionale de 72,6 sur 100 de l’Afrique subsaharienne ; un groupe dans lequel des pays comme la Côte d’Ivoire et le Gabon ont obtenu le score maximum de 95 sur 100.
La WBL est un rapport qui présente un indice couvrant 190 économies et structuré autour du cycle de vie d’une femme active. Il passe au crible les lois et règlements dans huit domaines qui influent sur la participation des femmes à la vie économique, à savoir la mobilité, le travail, la rémunération, le mariage, la parentalité, l’entrepreneuriat, les actifs et la retraite.
La Banque mondiale explique que 35 questions ont été notées pour ces huit indicateurs. Les scores globaux avaient ensuite été calculés en prenant la moyenne de chaque indicateur. Les données, arrêtées au 1er octobre 2022, pour Madagascar se réfèrent aux lois et règlements applicables à Antananarivo, la principale ville d’affaires du pays. Mais des règles différentes pouvaient s’appliquer dans d’autres juridictions.
Parmi les points forts de Madagascar figurent les lois affectant la décision des femmes de travailler et celles affectant le montant de la pension d’une femme. Le pays y a obtenu des bons scores. Des améliorations doivent cependant être apportées dans d’autres domaines. Des réformes visant à améliorer l’égalité juridique pour les femmes peuvent être envisagées, selon ce rapport.
Ces réformes devraient être menées face aux contraintes liées à la liberté de circulation, les contraintes liées au mariage, à la création et à la gestion d‘une entreprise par les femmes et les différences entre les sexes en matière de propriété et d’héritage. Il y a également les réformes à mener par rapport aux lois affectant le salaire des femmes ou aux lois affectant le travail des femmes après avoir eu des enfants.
La Banque mondiale prend l’indicateur mesurant les lois affectant la rémunération des femmes comme exemple. C’est d’ailleurs sur cet indicateur que Madagascar a eu l’un des scores les plus faibles. D’après cette institution qui a publié la WBL, le pays pourrait envisager d’imposer une rémunération égale pour un travail de valeur égale, d’autoriser les femmes à occuper des emplois jugés dangereux et un emploi industriel au même titre que les hommes.














