Il ne se passe pas une semaine sur les routes nationales à Madagascar, où des personnes innocentes sont « assassinées ». Oui le terme est fort, car cela relève très souvent de la mise en danger volontaire de la vie d’autrui et non d’un simple accident de la vie.
Prenons les cas des vieux camions, normalement à mettre à la casse, avec un contrôle technique pour la forme, une assurance qui n’a de nom que le papier donné, un chauffeur sortant de la campagne formé à acheter son permis, des transporteurs qui ne respectent pas les entretiens, des gendarmes souvent aveuglés par les billets, des entreprises peu regardantes sur le choix des transporteurs car motivées uniquement par les bénéfices, un état défaillant pour la mise en application des lois, sans compter les délits de fuite, et voilà le résultat : permis de tuer sur nos routes.
Alors, Messieurs, nous vous invitons à réfléchir quelle serait votre chagrin, votre peine, votre colère, si vous perdiez un fils, une fille, votre épouse, vos parents, dans ces conditions ? À moins que seul l’argent compte, à l’image de ce que l’on peut constater dans notre pays ?
Le parallèle est le même sur les transports en commun sur les RN2, RN4, etc. Trop de vies innocentes perdues…















