Antananarivo, 8 Avril, 7h00 – Une hausse des salaires en perspective. Les négociations salariales menées par les partenaires sociaux, groupements patronaux et groupements syndicaux ainsi que l’Etat, ont permis d’aboutir cette semaine à une entente sur une hausse de 9,9% de la valeur du point d’indice dans le secteur privé, indiquent des sources concordantes. Si le décret d’application est adopté par le Conseil des ministres, la formalisation de cette entente devrait aboutir à une hausse des salaires d’environ 9,9%.
Une source syndicale ayant participé aux négociations confie que la valeur du point d’indice pour le secteur non-agricole devrait ainsi passer de 0,7234 ariary à 0,7950 ariary, tandis que pour le secteur agricole, elle est désormais de 0,6989 ariary. C’est cette valeur du point d’indice qui, multipliée par l’indice du travailleur, donne le salaire horaire. Le salaire de base est ensuite obtenu en multipliant le salaire horaire par le volume horaire mensuel, 173,33 heures par mois pour le secteur non-agricole, 200 heures par mois pour le secteur agricole.
Sur la base de ces valeurs, le salaire minimum d’embauche mensuel pour les catégories professionnelles les plus basses, M1 et 1A dont l’indice est de 1.575, devrait désormais s’élever à un peu plus de 217.000 ariary, poursuit notre source. Pour le secteur agricole, ce salaire minimum d’embauche, arrondi, devrait s’élever à 220.200.
La source syndicale confie que la décision issue des consultations du Conseil national des travailleurs devrait être applicable à partir du 1er Avril. Mais « son effectivité devrait encore attendre l’adoption du décret relatif aux salaires minima par le Conseil des ministres », précise-t-elle.
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