Dernier samedi du mois de juin : premier jour de grand départ en vacances d’été dans les
pays OCDE d’Europe et d’Amérique. En cette année 2020, ce cera la deuxième année
que cette journée tente d’interpeller l’opinion et les pouvoirs publics, contre l’abandon des
animaux de compagnie.
La sous-organisation, et une proximité encore intacte avec le bon sens de la Nature,
constituent parfois une chance paradoxale pour les pays du tiers-monde. Fourrières
municipales, crèches animalières ou orphelinats d’animaux exotiques seraient un luxe
inconcevable dans le quotidien d’un PVD (pays en voie de développement).
Cependant, que des lemurs catta ou des tortues radiata, animaux endémiques de
Madagascar, se retrouvent chez des particuliers d’OCDE, lesquels peuvent s’en
débarrasser sans scrupule, passé le premier engouement irresponsable, rappelle la
nécessité de pénaliser le recel là-bas pour tarir le braconnage ici.
Depuis le Néolithique, il y a 11.000 ans, l’homme a domestiqué un certain nombre
d’animaux : le porc, il y a 9.000 ans, dans l’actuelle région de Turquie, mais également en
Chine, l’Italie, l’Europe centrale, l’Inde, le Sud-Est asiatique ; le coq et la poule, il y a 7.000
ans en Inde et en Chine ; le zébu, il y a 6.000 ans, dans l’Asie du Sud… Pourquoi autoriser
la cohabitation avec un fauve, un primate, un rapace ou un reptile, dont la place est dans
la Nature, au moindre mal dans un zoo, mais pas en objet-déco chez un humain
excentrique ?
Le chien est domestiqué depuis 20.000 à 40.000 ans, le chat depuis 5.300 ans : et c’est
bien le sort de ces animaux domestiques «surclassés» en animaux de compagnie, qui
suscite le plus d’émoi. Abandon, surpopulation en refuge, euthanasie de masse. Aucune
Humanité, d’OCDE ou de PVD, ne se grandit à la maltraitance animalière, sans
nécessairement leur accorder des droits humains.














