1969,1989, 1991 : les petits pas d’Internet, un grand pas pour l’Humanité. Pour le meilleur du partage des connaissances illimitées. Pour le pire de tant de stupidités trop présentes sur les réseaux sociaux.
L’ancêtre d’Internet est né le 2 septembre 1969 avec l’échange de fichiers, via un câble, entre deux calculateurs de l’UCLA (Los Angeles), et qui donnera naissance au concept d’Arpanet. C’est en mars 1989, que le CERN (centre européen de recherche nucléaire) mit en ligne la première page web. Et en 1991, le chercheur britannique Tim Berners-Lee créa le World Wide Web.
Que toutes ces dates aient été si soigneusement consignées fait penser à ces capitaines de navires partis à la conquête des océans et qui ont bâti la légende des «grandes découvertes» avec la listing de leurs petites dates : tel jour, telle île inhabitée, baptisée arbitrairement du nom d’un roi qui n’y mettra jamais les pieds…
Internet aurait vingt-cinq à Madagascar. La seule chose dont je me souvienne, c’est qu’en juin-juillet 1996, je pouvais envoyer par mail mes Chroniques depuis les États-Unis. Mais, qu’il me fallait parfois me rendre à la poste d’Antaninarenina pour faxer vers Ankorondrano un article rédigé sous Word 5.1 sur un Mac Classic 512 ko.
Internet, sans les ordinateurs appropriés, ce fut longtemps un fil à la patte inacceptable pour nous autres nomades dans l’âme. Combien de fois, au bord de la mer, j’avais arpenté la plage, une clé reliée à mon PowerBook, à la poursuite des barres de connexion. C’était la préhistoire. Comme d’essayer d’apparier les GSM de l’époque avec un ordinateur portable alors que bluetooth relevait encore de la science-fiction : c’est en mai 2000, qu’Ericsson, Nokia et Toshiba (que sont ces marques hélas devenues : l’Ericsson T28 avec la possibilité d’un modem greffé à sa base, le beau Nokia 6600 sous Symbian…) se rejoignaient sur la plate-forme Bluetooth SIG (Special Interest Group).
L’époque où je pouvais hésiter entre un Psion Series 5 et un Mac PowerBook G3 et que le Nokia 9110 Communicator de mon cousin réunissait le meilleur des deux mondes. On raisonnait encore en infrarouge. IrDA faisait très moderne. L’autre acronyme USB était inconnu de mon Wallstreet de la fin des années 1990. Ce n’est pas si loin. Et pourtant, je parle déjà d’un temps, et cétéra…














